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Là où le monde traverse le langage…

Là où le monde traverse le langage…

Pubblicato 2 feb 2026 Aggiornato 2 feb 2026 Poetry and Songs
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Là où le monde traverse le langage…

LA TERRE ET SES ÉLÉMENTS

Écume des vagues, linceul des secrets marins. Les profondeurs appellent leur symphonie sans bornes. Les montagnes, hautaines, gardiennes de l’aube, dressent leurs neiges éternelles, soupirs blancs sur la ligne du monde.

Forêts vénérables. Les secrets de mousse s’y enroulent. Les mythes anciens y demeurent sans parole. Les ombres scandent des sagesses lentes. La plaine s’étend, tapis d’or et d’émeraude, géométrie vivante où les vents racontent le primordial.

Les cascades offrent leurs perles au temps. Larmes de la terre. Voix du règne aquatique. Le soleil, flamme pure dans l’azur, touche les pétales neufs. La couleur naît à nouveau.

Champs de lavande, mer violette. Les abeilles frôlent les chœurs invisibles. Puis la nuit déploie son manteau noir. Lampe des rêves. Les constellations y tracent leurs figures immobiles.

Rivières serpentines, cheveux d’argile et d’eau. Chemins de lente sagesse. Le courant parle d’âges sans nombre. Les tempêtes rompent leur entrave. Le ciel se livre à sa fureur élémentaire.

Prairies dorées, mer d’herbes ondoyantes sous la confidence de la brise. La terre fertile, matrice des semences, scelle dans chaque graine une promesse encore muette. Et l’homme, parfois, s’y penche, non pour posséder, mais pour apprendre à recevoir.


L’HOMME, SEUIL DU COSMOS

Issu du soir profond, l’homme se tient aux rivages où le temps incline la tête. Porteur de feu dans l’obscur, il n’est pas centre, mais passage. En lui bat la pulsation du monde, et quelque chose veille.

Des aubes primitives il surgit, écorce dressée face au vent. Les forêts anciennes le reconnaissent sans le nommer. Les étoiles, témoins muettes, effacent les ombres des cavernes et des cieux. Chaque souffle devient mémoire des origines.

Devant la mer, il affronte la vague. Les tempêtes répondent. Il porte en lui l’évangile du ressac, crypte de l’infini, sel amer où persistent les légendes. Il apprend la limite. Il apprend la durée.

Colosse des âges et pourtant fragile, bâtisseur de formes sous l’ombre des montagnes. De la pierre à l’azur, il taille, relie, ordonne, sachant que toute œuvre est provisoire. Les cœurs deviennent rivières alliées quand il consent à l’alliance.

Créateur de signes. Faiseur de sillons dans le temps. Le doute demeure, mais l’horizon s’entrouvre. Il chante le flux des âges pour ceux qui viennent, et le mythe accepte de rester inachevé.

Il franchit les frontières. Les cultures germent sur son passage. Le sang des héros nourrit la route. Fils du soleil, frère des nuages, sa voix traverse les siècles et confie aux étoiles le récit du devenir, avec tremblement.

Les cris de la guerre, les rires des enfants : tout se mêle et tisse la trame instable du rêve humain. En lui pulse l’univers, granite des collines, argent vif des rivières. Et dans cette pulsation, une responsabilité se lève.


LE CYCLE ÉTERNEL

Dans le souffle des cimes, la voix des anciens se lève. Harmonie grave. L’aube d’or confie ses songes. Échos du silence, où chaque mot devient étoile et puise à la source du futur en réserve.

Par les rivières claires passent les poètes d’autrefois. Veilleurs du temps. La lumière entre dans le jardin des vers. L’univers se fait parole, et l’homme écoute avant de répondre.

De l’ombre à la clarté, les rêves s’ouvrent. Fruits de l’imaginaire. Dans la danse des lettres demeure la chair du monde. Cadence des cœurs. Les océans murmurent des vies englouties, cendres stellaires sous la mémoire.

À chaque respiration du monde répond un acte de création. Les sagesses nouvelles prennent forme. Parmi les constellations, les rimes s’unissent. Chaque poème devient pont entre le visible et l’infini, fragile arche de langage.

Sous les voûtes du ciel, l’encre rencontre la lumière. L’horizon naît. Des volcans d’émotion éclairent les cœurs altérés. La terre affine ses multiples voix, chœur immense de ses règnes, et l’homme y cherche sa juste place.

Sur le fil des rimes s’élèvent des pensées vives, oiseaux du soir. Les saisons écrivent leurs couleurs. Chaque vers reflète l’unité offerte au mystère, sans la clore.

Dans le livre des vies, la poésie demeure matrice. Nectar sans nom. Le monde s’éveille à son propre chant. Et l’homme, braise sous la cendre, veille encore, cherchant l’accord juste, souffle fragile, mais fidèle, sous un ciel tissé d’étoiles.






NOTE DE L’AUTEUR — Ne pas chercher à dire le monde qui est là sous nos yeux… Se tenir sous sa loi : l’humain y recule pour laisser place aux forces, mais il ne disparaît pas. Il demeure comme veille, comme seuil, comme responsabilité consciente au cœur du vaste mouvement. La parole poétique n’y est ni confession ni domination, mais consentement lucide. Elle devient lieu de passage où le monde traverse le langage, et où l’homme, sans se croire maître, accepte d’en être l’hôte attentif, tourmenté, voire inquiet.


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