Deux êtres à l'unisson
Il y a des amours que l'on écrit dans l'urgence et le tremblement. Et puis il y a ceux-là : les amours qui ont pris racine, qui ont appris la patience et la profondeur.
Deux êtres à l'unisson est un poème du quotidien : le chignon négligemment tenu, le café partagé, le baiser du départ, les enfants endormis. Des instants ordinaires que le regard amoureux charge d'une lumière particulière, celle qui ne ment pas, celle qui dure.
Ni déclaration enflammée ni mélancolie résignée, mais, quelque chose de plus rare : la célébration sereine d'un amour qui a choisi de rester, et qui dans ce choix, trouve chaque jour sa force.
G.Dax
Deux être à l'unisson
Lorsque tu noues matin tes cheveux en désordre
Qui caressent ton dos, à mesure d’un chignon
Négligemment tenu, planté par un crayon,
Je ne peux que pincer mes lèvres et puis les mordre.
Nue sans les apparats, et autres artifices,
Tu es belle à mes yeux, mon esprit et mon cœur,
Je te garderai bien, au lit, encore une heure,
Mais je sais le labeur du travail sacrifice.
Alors nous partageons, complices, le café,
Habitude et plaisir renouvelé sans cesse.
Quand tu pars sous la douche, en remuant tes fesses,
Là encore je voudrais sous l’eau t’accompagner.
Te revoilà, sublime en ta tenue commune,
Mon cœur s’emballe un peu au baiser du partir.
Tu as tes rendez-vous, moi un livre à finir,
Mais quand tu reviendras, tu trouveras la lune.
Non pas l’astre en entier, mais un peu lui quand même,
Ou à défaut, c’est vrai, plutôt quelques étoiles,
Mais elles te vont si bien quand ton regard se voile,
En regardant le mien lorsqu’il te dit : "je t’aime".
Un petit verre de blanc encore tout frais attend,
Dans le four les endives et le jambon crépitent,
Un bain aux huiles, aux sels et bougies pour la suite,
Dans la fraîcheur du soir la famille a son temps.
Puis lorsque les enfants, aux histoires endormis,
Nous laissent un peu la nuit et le ciel étoilé,
Je retrouve en mes bras ma vraie priorité,
La seule qui sera au reste de ma vie.
Dans un rayon d’argent la vie en nous s’immisce,
Un feu qui lentement a pris sa position,
Nos lèvres se confondent en intense passion,
Et me voilà plongé ma tête entre tes cuisses.
Loin des amours fugaces, étonnantes chimères,
Tous les rêves n’ont pas la faveur d’une excuse
À tous les faux semblants que mon honneur récuse.
Je mêle tes désirs aux miens, sans être amer.
L’amour plus qu’un partage est histoire de dons,
Sans attendre un retour, car l’autre donne aussi,
De ces dons mutuels aimer croît et forcit,
Jusqu’à la fin des jours ; deux êtres à l’unisson.
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À propos
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Commento (1)
Jackie H 1 giorno fa
Bel hymne à l'amour durable, si délaissé de nos jours 🙂
Gabriel Dax 1 giorno fa
Hélas. Le superficiel domine.