Bérénice
Bérénice
BÉRÉNICE
Bérénice se demande ce qu’elle fait ici
Mais il n’y a rien d’autre à faire, alors elle fait comme si
Comme s’il fallait faire ce que les autres attendent
Et dire les mots choisis, ceux que l’on souhaite entendre.
Jamais elle ne se fâche, jamais elle se s’oppose
Elle accepte chocolats, parfums, bouquets de roses
Et chaque fois qu’un don vient encombrer ses mains
C’est un peu d’elle au fond qui s’envole au matin.
Bérénice en fait se volatilise
Son cœur, ses yeux, sa bouche, ses membres appairés
S’estompent graduellement avant de s’effacer
Au fil des jours tranquilles et des nuits indécises.
Bientôt Ô Bérénice, tu ne seras plus
Qu’une vague silhouette, un souvenir diffus
Tu seras dans les fleurs que l’on t’aura offertes
Dans l’odeur des parfums qui imprégnaient ton être
Et dans le chocolat que tu mâchais longtemps.
Mais tendre Bérénice, où es-tu à présent ?
Christophe D.
(Image d'Ylanite KOPPENS / Pixabay)
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