Forteresse
Forteresse
Lorsque le monde est sur le point de me tomber sur la tête,
Je ne fais qu’ériger autour de moi des remparts et des oubliettes,
Des douves, des donjons pour être à l’abri de mes tempêtes,
Ces luttes intestines qui ont un arrière goût avant l’heure de défaite.
Faite de pierre, de mortier mais surtout bâtie par et pour la Solitude,
Salvatrice et silencieuse pour l’esseulé en quête de métaphores,
Opulente mansarde, jardin cadenassé, remède à mes inquiétudes,
Il me garde de l’usure fatale de mes ennemis mon château fort.
Ma forteresse je la fais de feu, je la fortifie de froid et de glace,
Fondations fragiles mais façade féroce face à l’offensive du typhon,
Ma forteresse est le refuge du poète aspiré par un puits sans fond,
Elle est l’œil dans le cyclone, ma résistance face à l’impasse.
Les orages ce sont ces flèches noires que l'Ennemi envoi
Pour tester ta patience, semer le doute et le chagrin,
T’assiéger, t’acculer, te mettre à genoux et aux abois.
Seigneur ou soldat, qu’importe, je me terre dans cet écrin,
Même si l’ennemi peut rejouer la ruse du cheval de Troie,
J’attends que l’ouragan passe pour enfin reprendre mes droits.
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