transe amoureuse
transe amoureuse
Chaque année, quand l’hiver entrouvre sa gueule, c’est à toi que je pense.
Je m’emmitoufle dans ce grand manteau noir où nous rentrions à deux, je ressors nos sweats.
J’ai envie de fumer des menthols face au Léman, de remonter à pied la vieille ville,
de t’apporter un café et de discuter une heure avec toi dans ton cabinet de Champel,
avant de rentrer dans notre appartement de la rue des Contamines.
Le soir, on irait dîner au restaurant. On picolerait trop, on s’engueulerait sur le chemin du retour,
puis on arriverait quand même à faire l’amour. Et l’après, je ne veux pas m’en rappeler,
de ces nuits poudreuses où nos crânes se fendaient en deux.
J’ai envie de kétamine ce matin. C’est ce froid-là.
Le désir d’être à nouveau deux oies sauvages entamant leur m
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