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Qu'est-ce qui m'empêchait d'être moi-même ?

Qu'est-ce qui m'empêchait d'être moi-même ?

Pubblicato 14 gen 2026 Aggiornato 14 gen 2026 Personal Development
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Qu'est-ce qui m'empêchait d'être moi-même ?

Qu’est ce qui m’empêchait de faire le premier pas ?

Qu’est ce qui m’empêchait de franchir un cap ?

Qu’est ce qui m’empêchait d’exprimer mon point de vue ?

Qu’est ce qui m’empêchait d’exprimer ma singularité ?

Lorsque je n’osais pas … de quoi avais-je peur ?

J’avais peur d’être rejetée, d’être exclue, de ne pas être aimée, d’être trahie.

D’où venait cette peur viscérale ?

Bébé, comme tous les bébés, mon petit cerveau n’avait pas atteint sa maturité, je vivais dans un système de survie. Intuitivement, je savais que j’avais besoin d’amour, de tendresse, de caresses, d’enlacement pour pouvoir grandir et, surtout, ne pas mourir.

Je n’ai pas grandi avec ce lien d’ « attachement secure », alors très vite j’ai développé des stratégies de sur-adaptation pour me sentir en sécurité.

En grandissant, pour être aimée, être acceptée dans ma famille, puis ensuite dans le groupe, au travail, j’ai cru que je devais me soumettre, accepter et obéir « aux règles », à ce que disent les « grands », les « autres », aux attentes des « grands », des « autres ».

J’ai cru que je n’avais pas le choix, sinon, ils ne m’aimeraient plus, m’excluraient et je risquais d’en mourir.

Alors j’ai vite compris que je ne pouvais pas m’exprimer à partir de mes élans, à partir de ma singularité. Je me sentais différente, décalée, j’étais hypersensible, je percevais des choses que les autres ne percevaient pas. J’ai cru que je ne pouvais pas le dire, que je devais le cacher.

Alors, en grandissant, j’ai porté des masques, je me suis repliée dans ma carapace, j’ai érigé des murs d’enceinte pour ne pas être touchée, ne pas ressentir. J’ai ravalé ma singularité. J’ai été et fait ce que l’on attendait de moi, ce que je pensais que l’on voulait de moi. J’ai été « sage », très « sage ».

Plus je grandissais et plus un sentiment d’être transparente, de ne pas exister et parfois même de ne plus être en vie, m’envahissait. Je tenais la tête hors de l’eau en trouvant mon oxygène et refuge auprès des chevaux.

J’étais complètement inhibée, je ne parvenais pas à communiquer de manière adaptée, j’avais de grandes difficultés dans mes relations sociales, je ne savais jamais comment je devais me comporter, alors je me fondais dans la masse tel un caméléon.

Les autres disaient de moi que j’étais froide, psycho-rigide, tellement discrète que parfois ils ne se rendaient pas compte de ma présence.

Malgré tous mes efforts d’adaptation, je ne réussissais pas à m’intégrer.

Pourquoi ?

Ce sont mes compagnons animaux qui, en réchauffant mon cœur gelé, m’ont appris à être à leur écoute.

A travers nos expériences partagées, j’ai commencé à libérer mon corps de ses verrous, j’ai commencé à ressentir et surtout à respirer, chose pourtant essentielle que je ne savais pas faire.

Mes compagnons animaux m’ont appris à exprimer mes émotions, m’ont appris le langage des émotions. Ce sont ces petites et très grandes boules de poils qui m’ont menée sur le chemin qui mène à moi-même, chemin sur lequel je n’osais pas aller.

Est alors venu le moment où j’ai commencé à ressentir de la colère, petite au début, jusqu’au jour où j’ai été envahie par la rage.

Ce jour-là, j’ai cru que mon cerveau allait disjoncter et que j’allais basculer dans la folie.


J’ai décidé de me faire aider, il était temps. Je savais que plus rien ne serait jamais plus comme avant.

J’ai quitté ma vie parisienne et mon emploi. J’ai tourné la page de 43 années de vie.

Dans leur pas, en les observant, en vivant avec eux et en prenant soin d’eux au quotidien, j’ai appris à prendre soin de moi.

J’ai vu et compris au travers de mon corps, que je m’étais toujours cachée, que j’avais inhibée mon essence, ma singularité, pour « être conforme » et ne pas mourir.

J’ai vu que toutes mes batailles, mes luttes contre les autres pour essayer de m’affirmer, d’être légitime, essayer d’exister à leurs yeux, être reconnue et aimée d’eux, n’étaient finalement qu’une réaction parce que je n’osais pas être moi-même.

Je me débattais pour que les autres m’acceptent, alors que je ne m’acceptais pas moi-même, je n’osais pas venir à l’intérieur de moi, me poser avec moi-même car j’avais trop peur de ce que j’allais y découvrir.

Aujourd’hui j’ai compris que je ne parvenais pas à me « dé-couvrir » (à ôter mes masques et à faire tomber ma carapace) car j’avais peur de ma propre mort. « Si je révélais au monde qui j’étais, je mourrais », c’était, en fait, ma croyance d’enfant qui était sans cesse réactivée.

Aujourd’hui, je sais pour l’avoir expérimenté au travers de mon corps grâce à la relation avec mes compagnons animaux, que me « dé-couvrir » (enlever mes masques et ôter ma carapace) est le plus beau cadeau que je me sois fait : le cadeau d’oser être, le cadeau d’oser m’exprimer, être et faire à partir de mes « en-vie(s) ».

Je sais maintenant qu’être en vie c’est être soi-même pour offrir au monde sa singularité, ce pourquoi je suis là, en ce monde, ce pour quoi, j’ai choisi de vivre.


www.uncoconpoursoi.com




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