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Chapitre 20 - Des informations sur Rudolf Kaiser

Chapitre 20 - Des informations sur Rudolf Kaiser

Pubblicato 18 feb 2026 Aggiornato 18 feb 2026 Crime stories
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Chapitre 20 - Des informations sur Rudolf Kaiser


Vendredi 3 octobre


Clarisse et Léo étaient sur le chemin du retour quand le téléphone de l’adjudante sonna.


— Oui Olivier, nous rentrons. Kaiser a bien rencontré l’archiviste d’Albi, mais il n’a pas pu nous en dire beaucoup plus. Je te raconterai ça en arrivant.

— Le traducteur vient d’arriver, je lui ai dit de s’installer dans l’open-space. Kevin lui a installé l’ordinateur de notre gars et il commence à parcourir les fichiers.

— Dis-lui que j’arrive dans moins d’une heure.


Un peu avant 14 heures, Léo gara la Mégane sur le parking du service.


« Tu peux passer voir si tu trouves encore quelque chose à manger ? demanda Clarisse. Je passe voir Roumiac et on se retrouve au bureau. »


Après avoir rendu compte auprès du major, l’adjudante retourna à son poste pour faire connaissance avec l’interprète. C’était un homme encore jeune, Clarisse lui donna moins de trente ans, habillé avec soin.


— Adjudante Clarisse Dumaine et voici mon collègue Léo Maillet, dit-elle en désignant le gendarme qui arrivait avec deux sandwiches.

— Enchanté, je m’appelle Markus Zimmer, dit le jeune homme, avec un accent toulousain prononcé. Mon père est Allemand, il travaille chez Airbus depuis longtemps et ma mère est de Muret. Je suis né ici. J’ai un diplôme de droit pénal et un autre de littérature allemande. Je suis traducteur assermenté, inscrit auprès de la cour d’appel.

— Parfait, le major vous a déjà expliqué le contexte, je crois. Ce que nous aimerions, dans un premier temps, c’est que vous puissiez parcourir les documents qui sont enregistrés sur cette machine pour nous faire un résumé de ce qu’ils contiennent. Nous pensons que Rudolf Kaiser, c’est le nom de la victime, cherchait des informations sur le maquis de la Montagne Noire, mais nous n’avons pas d’autres pistes. Il a rencontré un archiviste à Albi, mais à part ça, nous sommes dans l’inconnu. Nous n’avons pas trouvé son téléphone et nous n’avons pas non plus d’agenda ou carnet d’adresses.

— Pas de problème, je vais voir avec votre collègue s’il est possible de faire une copie de ces documents parce que je ne peux pas faire grand-chose avec ce vieux truc. J’aimerais travailler avec des outils modernes, ça nous fera gagner pas mal de temps.

— Allez-y, Kevin peut vous aider.

— Parfait, je vais travailler sur ces fichiers durant le week-end, je vous propose que l’on fasse un point lundi dans la journée. Est-ce que ça vous convient ?

— N’hésitez pas à me laisser un message si vous trouvez quelque chose d’intéressant d’ici là.


L’expert parti, Clarisse s’installa à son bureau. Elle espérait une réponse de son collègue de Berlin. Le message attendu se trouvait dans sa boîte de réception. Lukas Hoffmann lui avait préparé une fiche synthétique sur Rudolf Kaiser. Le document commençait par les éléments d’identité que Clarisse avait déjà reçus. Les données les plus récentes confirmaient que Kaiser était bien enregistré comme journaliste indépendant, vendant des articles à des revues spécialisées ou à des magazines comme Focus ou Der Spiegel. Le journaliste n’avait pas fait l’objet de poursuites sérieuses, même si certains de ses dossiers avaient provoqué des réactions auprès de familles d’anciens officiers mis en cause dans ses investigations. Kaiser n’avait pas de famille connue, il n’avait jamais été marié et on ne lui connaissait pas d’enfants. En-dessous de la fiche, Lukas avait écrit en français « Appelle-moi si tu veux » et ajouté un numéro direct. Clarisse le composa et son collègue répondit immédiatement.


— C’est une drôle d’affaire que nous avons là, expliqua l’adjudante après avoir pris des nouvelles de son correspondant. Des promeneurs ont retrouvé ce Kaiser dans un coin isolé, une zone montagneuse, à une heure de voiture de Toulouse. Il a été abattu de trois balles, très probablement un Luger P08. Nous pensons qu’il travaillait sur des événements qui se sont produits dans ce secteur à la fin de la guerre en France.

— Au moment de la Libération ?

— Oui, c’est ça, l’été 1944.

— C’est assez cohérent avec ce que l’on sait de ses travaux, il écrivait surtout sur les méfaits des unités SS, comme à Oradour, en France.

— J’ai un traducteur qui s’est mis au travail sur l’ordinateur que l’on a retrouvé dans sa voiture, tout est en allemand, bien sûr.

— N’hésite pas, si tu as besoin de moi…

— Peut-être bien, il y a une chose qui nous intrigue. Le portable que l’on a retrouvé est une vieille machine, on pense qu’il ne s’en servait que pour écrire ses articles. Il n’a pas de connexion à l’internet. On sait pourtant qu’il a une adresse mail et un numéro de mobile. Peux-tu essayer de trouver des traces de ses communications ? Je peux faire te faire établir une commission rogatoire européenne.

— Oui, c’est nécessaire, sans cela je n’aurai pas accès à son opérateur téléphonique. Pour les mails, ce sera peut-être plus compliqué.

— J’aimerais en priorité savoir qui il avait l’intention de rencontrer en France. Il y a peut-être eu des appels ou des SMS pour convenir d’un rendez-vous.

— D’accord, je vais essayer de faire au plus vite, mais nous sommes vendredi soir, je ne te promets rien avant lundi ou même mardi.

— On fera avec, je n’ai pas prévu de travailler ce week-end de toute façon. La météo est favorable, je vais sans doute aller faire un peu de rando dans les Pyrénées.

— Tu as de la chance, ici on a de l’eau et des forêts, mais c’est désespérément plat !

— Tu viens quand tu veux !

— Une dernière chose quand même, je ne sais pas si ça peut avoir de l’importance pour toi, mais dans sa jeunesse, notre homme a été très proche de la STASI, la police politique de RDA. Depuis la réunification, ça n’a plus trop d’importance pour nous, mais qui sait…



























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