Saison 1 Épisode 7 : Deuil et rock ‘n’ roll
À la mémoire de Marc M.
Avant sa mort prochaine, un homme de ma vie disait : « On n’imagine pas comme il est difficile de faire le deuil de soi. » Fait-on jamais le deuil d’un être cher, d’un membre, d’un sens ? Je ne crois pas. Qui a vécu la perte d'un proche, profondément aimé, sait le manque infini, caché au creux de soi. Sous le vernis des rires, des projets, de l’amour retrouvé.
Avec le handicap, j’ai perdu un peu de moi : une moitié, pas tout à fait, beaucoup moins, beaucoup plus. Le temps fait son œuvre, dit-on. Il égrenait ainsi les jours adolescents,
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Comentario (4)
Emeric Martin hace 1 mes
Wouah la claque ! Tu es bouleversante ! Je m'arrêterai là, tout bouleversé que je suis.
Line Marsan hace 1 mes
Forcément touché. ♥️
Jackie H hace 1 mes
La maladresse des conseilleurs, même bien intentionnés...
D'un côté, ce n'est pas sans raison que l'on dit que "il y a des choses qu'on ne peut comprendre qu'avec des yeux qui ont pleuré". Tant qu'on n'est pas soi-même passé par là, on croit qu'on sera toujours le plus fort, ou la plus forte, qu'on saura gérer, mieux que les autres, qu'on est capable de faire face à tout... jusqu'au jour où...
D'un autre, on croit si souvent que ce que l'autre attend, ce sont des conseils, des encouragements, des exhortations à ne pas se laisser abattre... On craint d'être indifférent si on n'en fait pas assez... On se dit qu'avoir des moments de tristesse et de deuil, c'est se laisser aller... Alors qu'en réalité, la personne en face a surtout besoin de parler, besoin de s'exprimer, et besoin d'écoute...
En réalité, on se sent toujours démuni devant la souffrance de l'Autre... Beaucoup de gens ne savent pas très bien sur quel pied danser... Beaucoup de maladresses viennent de là...
Line Marsan hace 1 mes
En effet, c'est exactement cela. Le manque de tact me sidère pourtant toujours. C'est pour cela que je livre cette petite phrase. Elle n'est pas grand-chose et pourtant elle dit beaucoup sur cette gêne face à la souffrance de l'autre. La personne qui s'est laissée aller se dit alors que plus jamais. Et c'est ainsi que tant de relations professionnelles sont factices. Chacun joue la comédie du "tout va bien", et notre humanité en prend un coup. L'empathie est un "muscle"pourtant fragile à "entraîner" tous les jours.
Pascaln hace 1 mes
Line...
dans le genre tu reprendras bien un nouvel épisode d'une autabiographie qui te touche et résonne si fort en toi, mon petit pascal...
Et bien voici ce n° 7 qui ne déroge pas à mon ressenti depuis le premier.
Rien que le mot rock'n roll est déjà tout un roman pour moi. Et quand il est aussi élégamment joué et dansé, cela devient malgré tout un moment de lecture suspendue.
Bravo et merci à toi Line😙.
Line Marsan hace 1 mes
Merci Pascal. Je réfléchis à tout cela ( ce projet, je veux dire), mais quand il s'agit d'écrire cette autobiographie, je "laisse sortir", comme quand je danse, sans réfléchir.
De mon côté, petite préférence pour le blues rock. 🎸😉
Pascaln hace 1 mes
Et comme tu fais bien de laisser sortir ainsi sans réfléchir. Mais peut-être ne suis-je pas assez objectif, tant je suis conquis par ton récit.
Quant au blues rock, je te rejoins totalement et avec un fort panchant coté blues. D'ailleurs, j'en profite pour la replacer ici : Bienvenue sur ma chaîne YouTube...😉😂.
Pour le rock'n roll c'est toute une histoire comme je le disais précedemment, mais... une autre histoire😁