Premier cycle 4/5
Premier cycle 4/5
Lui dire merci pour cette envie qui déborde d’émotions.
Des émotions qui s’entrechoquent,
se bousculent,
qui me rendent parfois maladroit,
tant j’essaie d’exprimer les choses.
Cette maladresse s’invite parfois
comme un gravillon dans une chaussure.
Elle n’est pas le reflet de mes pensées,
mais des émotions de mon cœur.
Ce maladroit,
tel un enfant apprenant à marcher,
tombe,
n’est pas toujours sûr de lui,
hésite à recommencer,
mais finit toujours par persévérer.
C’est toujours par cette envie de persévérance
que l’on avance,
pas forcément pour obtenir ce que l’on convoite,
mais pour continuer à avancer.
Cette maladresse me joue parfois des tours,
car les émotions sont là,
intenses,
et mon envie est de faire au mieux,
pour ne pas perdre,
pour ne pas voir se rompre les liens,
pour ne pas tomber dans le vide qui donne le vertige.
Elle est aussi le reflet de mon être :
celui qui parle d’abord avec ses émotions,
avec son cœur,
avant de parler avec sa tête.
Tout est sans doute là :
l’envie vient du cœur.
Elle est devenue le battement qui rythme ma vie,
qui me fait sentir vivant.
Je ne dis pas qu’il n’y avait rien avant,
car tant de choses magnifiques me sont arrivées,
qui m’ont comblé.
Mais, bientôt arrivé à la moitié de mon existence,
je me donne le droit de me poser,
pour lui écrire,
pour m’écrire
ce que j’aurais voulu entendre quand j’étais enfant.
J’ai toujours eu envie d’écrire.
Écrire à en user des stylos.
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