Anne-Laure
Anne-Laure
Anne-Laure
Le vent souffle encore
Dans les cheveux d’Anne-Laure,
Il ne s’arrête pas.
Il tisse dans la masse
De ces longs fils d’or
Un monde qu’elle ne voit pas.
Anne-Laure porte
Sur sa tête ébahie
Une ville minuscule
qui jamais ne finit
Des parcs et des jardins
Des maisons, des chemins
Naissent à l’infini
Tandis que ses bouclettes
Dessinent des rivages,
Que les pointes revêches
Tracent des orages.
Serait-elle devenue
Démiurge malgré elle
Pour que s’érige ainsi
Sur sa tête endormie
Un petit univers
Qui semble bien réel ?
Mais Anne-Laure s’en moque
Elle écoute les bruits
Du monde qui s’entête
À croître sur sa tête
Et cela lui suffit.
Christophe D.
(image de Nanne Tiggelman générée par AI / Pixabay)
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