MA.1 : Le dilemme du nom de plume.
Le dilemme du nom de plume.
Publié sur Mondo Assurdo le 18-11-2024
Fallait-il que j’écrive en gardant mon nom de famille ou bien, devais-je choisir un nom de plume ?
Mon nom de famille pouvant être considéré comme porteur, facile à retenir, sujet à sourire aussi ; mon père aimait à sortir le même jeu de mots à l’encontre de son patronyme. J’avais dans un premier temps décidé de le conserver.
Tout en rédigeant les balbutiements de ce qui deviendra peut-être un roman, d’autres arguments sont apparus petit à petit. L’univers que je projetais ne me correspondait pas vraiment, enfin, si. Il concorde à mon imaginaire, cet imaginaire fait partie intégrante de ma personnalité, mais je le gardais, jusque-là, pour moi. Je ne trouvais pas opportun de le partager dans ma vie de tous les jours.
Il ne coïncide pas nécessairement à l’image que je véhicule, à ce que mes amis et mes proches peuvent ressentir. Le, les mondes qui s’élaborent dans ma petite tête ne s’expliquent pas aisément, ne se popularisent pas forcément dans celui de mes connaissances et pourraient être mal interprétés.
D’autre part, lorsque j’ai entamé la rédaction, j’ai vu le texte prendre forme, l’histoire croître en consistance, et je me suis attaché à mes personnages. Et, comme n’importe quel écrivain en herbe, je suppose, je me suis pris à rêver.
C’est à ce moment que j’ai décidé d’adopter un nom de plume. Je voulais respecter un grand principe qui a accompagné ma vie professionnelle : ne jamais mélanger travail et privé.
Harold Cath allait représenter mon imaginaire, mes délires de futur « jeune auteur âgé ». Harold serait mon représentant commercial. Il s’occuperait de vendre les produits issus de cet imaginaire que mes proches et mes amis ignorent. Accessoirement, il serait le responsable de mes erreurs de jugement, de mes maladresses d’écriture. Il serait le coupable des déceptions aussi, car elles se présenteront un jour ou l’autre.
Pourquoi cette signature ? Harold Cath ?
Ceux qui constituent mes proches savent combien j’aime les chats. Je vis entouré de trois Maine coons, ces grands félins imposants, mais tellement emplis de douceur. Le plus proche, MON chat, celui qui me colle H24 aux basques, s’appelle Harold. Le prénom était donc simple à trouver et à choisir.
En second lieu, j’ai pensé à la traduction du terme « chat » dans les langues étrangères. Je me suis arrêté sur « cath » parce que le mot demeurait court : facile à mémoriser, et qu’il est gallois. Le pays de Galles, riche en traditions, en légendes et en imaginaire, n’a pas besoin que j’aille chercher plus loin.
Quelques mois plus tard, l’écriture se poursuit, même si une petite baisse de régime, d’envie, une pénurie de trames originales m’ont forcé à faire l’impasse sur l’enchaînement du roman. Jusqu’au moment du retour de ma première bêta-lectrice à propos du premier jet. Un nouveau souffle, issu de ses remarques constructives certainement, mais surtout de son engouement pour le récit et la volonté d’en connaître la suite.
J’en viendrai donc plus loin à l’importance des avis des premiers lecteurs dans le processus créatif, l’objet d’un prochain billet.
Harold Cath.

non-commercial use only
Ceci étant posé, pas touche aux textes, aux idées, aux images, tout cela ne t'appartient pas, le droit d'auteur est une réalité dont tu dois tenir compte.
Tu as envie d'en utiliser tout ou partie, prends contact, demande.
Une demande vaut une réponse et il y a toujours moyen de trouver un terrain d'entente.
Viens, je ne mords pas ;-)
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Comentario (3)
Line Marsan hace 9 minutos
Je trouve qu'un nom de plume donne davantage de liberté. Au cas où nos écrits soient honteux, de quelque manière que ce soit. 😘
Harold Cath hace 5 minutos
Merci Line. C'est exactement ce que j'ai voulu exprimer dans ce passage : "Harold Cath allait représenter mon imaginaire, mes délires de futur « jeune auteur âgé ». Harold serait mon représentant commercial. Il s’occuperait de vendre les produits issus de cet imaginaire que mes proches et mes amis ignorent. Accessoirement, il serait le responsable de mes erreurs de jugement, de mes maladresses d’écriture. Il serait le coupable des déceptions aussi, car elles se présenteront un jour ou l’autre."
Bernard Ducosson hace 6 horas
Et encore j'aime la blanquette. Tu vois un "Bernard Blankett" dans la littérature française ? Sérieusement...
Daniel Muriot hace 5 horas
Oui, moi je vois bien ça ! :D
Bernard Ducosson hace 5 horas
Et toi sous ton anagramme de "Moi Adultérin" ?
Daniel Muriot hace 5 horas
Ce serait un bon titre de livre. :D
Plus qu'à écrire le livre...
Bernard Ducosson hace 6 horas
Que vas-tu chercher, le père de Victor Hugo s'appelait Hugo ce qui permet de tracer une lignée avec le glorieux militaire et Léopoldine ; et celui d'Anatole France pour l'état civil "François Anatole Thibault". Ainsi le nom des Thibault de disparaître de la fierté nationale... A toi de voir ce qu'en pensent tes enfants
Harold Cath hace 39 minutos
Alors, petite remise en contexte :
1. Ce texte date de presque deux ans. J’avais rédigé le 1ᵉʳ jet de mon 1ᵉʳ texte long et je me trouvais quasiment désarmé face à ce que je lisais à propos des auteurs débutants.
2. Je n’ai jamais eu d’enfants et me fiche royalement que mon nom de famille soit perenne, surtout avec la famille que j’ai côtoyé ma vie durant. (lire : Les yeux bleus si tu veux comprendre cette remarque)
3. Que j’aime la blanquette ou l’andouillette, c’est encore mon goût et mon choix et j’en fais ce que bon me semble. J’ai toujours fonctionné de la sorte et donc je me fiche également de ce qu’en pensent les gens. (ceci est dit affectueusement, avec le sourire, ce n’est pas une attaque en règle, j’aime à le préciser ; un texte est si souvent mal interprété sur les réseaux :p ).
Bref, pour en revenir au sujet, je rappelle que je partage ici des textes issus de mon blog, en respectant la chronologie de leur apparition. Ils sont donc à contextualiser. ;-)