F.
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Fête :
Dans l’ADN belge, la fête est une très longue chaîne de nucléotides, indissociable de notre conception du monde. « Et c’est grave, Docteur ? »
Famille :
Oups !
Voilà le terme qui me hérisse. Le tabou ultime, celui qui m’a profondément blessé et pour lequel je me suis forgé ma propre thérapie. Tout est derrière moi, maintenant grâce à l’écriture. Les yeux bleus, ma toute première nouvelle (autobiographique), réfléchie et composée en parallèle de la rédaction de mon roman a participé à ma guérison.
L’écriture thérapeutique est très efficace, je peux l’affirmer, ce ne sont pas Line, Pascal et bien d'autres qui me contrediront.
« Les yeux bleus » fait à présent partie d’une pentalogie de nouvelles autour de la couleur bleue que je n’ai pas encore entièrement dévoilée sur Panodyssey. Celle-ci est à lire ici : https://www.panodyssey.com/fr/article/famille/les-yeux-bleus-fhgf6dtuvqqu
Flamme :
Ne jamais la perdre lorsqu’elle nous anime pour un projet, quel qu’il soit. Elle est destructrice, comme chaque été dans les forêts et les garrigues. Elle est olympique, reflet de tant d’efforts consentis, du souvenir, pour ces personnes inconnues, mortes pour notre liberté, sacrée pour l’artiste en devenir ou éternelle lorsqu’elle représente nos proches, disparus trop tôt.
Elle peut malgré tout s’éteindre, se perdre, mais toujours, nous pouvons la raviver. Quel beau mot que celui-là, je souhaite garder celle qui m’anime jusqu’à mon dernier souffle.
Fatigue :
Je ne parle pas de fatigue physique. Certes, elle est présente, toujours un peu plus factuelle avec les années qui s’écoulent et le nombre de bougies sur le gâteau… Plus de place sur celui-ci de toute façon.
Je suis fatigué d’être en permanence agressé par l’actualité, les images, les mots très durs dans la presse, dans les posts sur les réseaux asociaux, dans la rue aussi.
Le monde a changé, les mentalités ont changé.
Plus j’y réfléchis, plus j’ai la flemme !
Flemme :
Corollaire du mot précédent, elle nous assaille à l’improviste, n’importe où, n’importe quand. Parfois, souvent, nous sommes obligés de la combattre, bec et ongles, parce qu’elle ne peut gagner lorsque l’on se trouve au boulot par exemple.
Pour moi, c’est terminé, plus de boulot, j’ai donc moins de raisons, moins d’envie, moins de force pour mener ce combat. Alors, je m’installe dans le canapé et j’attends qu’elle passe son chemin, un bon livre à la main (Le cercle de Bernard Minier à l’heure où je publie ces mots).

Illustration : Harold @Harold Cath
Fer :
Il m’a fallu ferrailler comme un beau diable ma vie durant, combattre sans coup férir pour en arriver à cette fichue retraite. Manger beaucoup d’épinard pour conserver mon taux de fer dans le sang et de l'énergie pour les défis à venir, battre le fer tant qu’il était chaud, manger occasionnellement dans une assiette en fer blanc lorsque les conditions étaient mauvaises. J’ai, depuis, retrouvé le fer forgé, place maintenant à la féria, même si de temps en temps, il m’est demandé maintenant d’empoigner aussi le fer à repasser !

Illustration : Cottonbro @pexels.com
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Bernard Ducosson hace 4 horas
Ah au Fait, je n'ai pas trouvé la Femme. La gardes-tu pour ta Fin ?
Harold Cath hace 4 horas
Je cite plusieurs fois la mienne tout au long de cet abécédaire. Nous nous sommes rencontrés il y a de cela 43 ans. 40 années de mariage fêtées l'année passée. Je te rassure, tu entendras parler de femme... 😋
Bernard Ducosson hace 4 horas
Excuses, je la retrouve dans "Flemme " en seconde position, entre l'effet-le ! Une erreur de frappe en L que tu n' as pas su posée ?
Bernard Ducosson hace 4 horas
Je veux bien, car la mienne ne me dit plus rien...
Bernard Ducosson hace 5 horas
c'est Fait, j'ai lu, et je trouve que nos recherches sont fort complémentaires. Je verrai bien un dico à 3 strates : Larousse/Littré oblige, toi, puis moi in fine pour le grain de sel qui pimente. Rêvons-y, c'est toujours bon pour le mot "râles" !...