¡Felicidades! Tu apoyo al autor se ha enviado correctamente
avatar
Ce que disent les fleurs (What the Daisy said, D.W. Griffith, 1910)

Ce que disent les fleurs (What the Daisy said, D.W. Griffith, 1910)

Publicado el 24, jun, 2020 Actualizado 24, jun, 2020 Cultura
time 2 min
0
Me encanta
0
Solidaridad
0
Wow
thumb comentario
lecture leer
0
reacción

Ce que disent les fleurs (What the Daisy said, D.W. Griffith, 1910)

Un court-métrage qui résume parfaitement le paradoxe Griffith, cinq ans avant "Naissance d'une nation": une grande maîtrise formelle au service d'un récit raciste.

La beauté du film provient de plans fixes composés comme des tableaux vivants. On se croirait chez les frère Lumière, sauf que chez Griffith il y a une succession de plans et donc un montage. Néanmoins, les cadres choisis pour filmer l'action sont peu nombreux et reviennent souvent: un champ de marguerites, une forêt avec des cascades en arrière-plan, un jardin, un escalier, l'entrée d'une maison, la roulotte et la tente des bohémiens.

Mais ces plans, esthétiquement superbes, n'ont pas été choisis au hasard. Ils ont une valeur symbolique. La maison, le jardin et le champ sont le domaine des fermiers. L'escalier relie ce domaine "civilisé" à celui des pulsions sauvages symbolisées par le gitan, la forêt et ses cascades. Ce dualisme est en effet mis au service d'un récit qui met en scène la phobie des relations interraciales. Il tourne autour de deux jeunes filles romantiques (dont l'une est jouée par Mary Pickford qui n'avait alors que 18 ans). Dédaignant les ouvriers agricoles qui les courtisent, elle sont tentées par l'aventure avec un beau gitan qui s'est installé avec les siens non loin de chez elles. Sauf que celui-ci passe de l'une à l'autre sans scrupules et devient violent lorsque le père tente de défendre la "vertu" de ses filles. Pourchassé par les ouvriers agricoles en colère (le lynchage n'est pas loin), il est obligé de s'enfuir et les jeunes filles finissent dans les bras des fermiers. La terreur suprême des racistes, celle du métissage est donc écartée, voilà ce que disent in fine les marguerites dont la blancheur n'échappe à personne en dépit de l'image en noir et blanc.  %MCEPASTEBIN%

lecture 451 lecturas
thumb comentario
0
reacción

Comentario (0)

Tienes que iniciar sesión para comentar Iniciar sesión

¿Te gustan las publicaciones de Panodyssey?
¡Apoya a sus escritores independientes!

Seguir descubriendo el universo Cultura
En parler ou pas ?
En parler ou pas ?

Je ne suis pas journaliste. Je n’en ai ni la formation ni les compétences, mais j’interviewe tous les dimanche un auteur jeu...

Anne-Sophie Dubois
2 min
MIRÉIO
MIRÉIO

L’université ... Je revois les bureaux austères des professeurs...

Michel-Guy Gouverneur
2 min
Entretien avec Jean-Pierre Idatte
Entretien avec Jean-Pierre Idatte

À l’heure où la Compagnie des 3 Chardons joue une part essentielle de son avenir, j’ai pu m’entretenir avec son fondate...

Oren Dipple
22 min

donate Puedes apoyar a tus escritores favoritos

promo

Download the Panodyssey mobile app