Ecurie Kevyn Thonnerieux : Les chevaux de grand prix régionaux
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Ecurie Kevyn Thonnerieux : Les Chevaux De Grand Prix Régionaux

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Avoir un ou des chevaux d’âges avec des comptes en banque tournant autour des 250.000/ 300.000 € de gains, peut-il changer la donne pour un entraîneur ? A priori, c’est une question bête, je vous l’accorde, mais pourtant pour une petite écurie comme la nôtre, avoir un ou de tels éléments dans son effectif, peut changer beaucoup de choses.

 

 
 

 

Dans le sud-est, certains de nos confrères ont des éléments de qualité dans leur effectif. Nous n’allons pas tous les énumérer, mais nous pouvons citer Boss du Meleuc, tête de gondole de l’écurie YAB, véritable cheval de classe. David Bekaert possède l’énorme Anzi des Liards, Stéphane Cingland détient la petite championne Bulle de Laumont, Nicolas Ensch n’est pas à plaindre non plus avec sa petite fusée Elsa de Belfonds après avoir eu récemment Cavalliera et Elvis du Vallon dans ses boxes. Quant à Jean-Marie Roubaud et Romuald Mourice, ils sont toujours bien armés dans cette catégorie de chevaux. En aucun cas, nous ne jalousons nos collègues, ils ont mérité d’avoir de tels chevaux dans leur effectif de par leur travail, leur sérieux mais surtout leurs compétences connues et reconnues par leurs pairs, il n’y a aucun doute là-dessus. La preuve est faite également que le sud-est n’a rien à envier aux autres régions en matière de professionnalismes et en chevaux de qualité.

 

 
 

 

Pour notre part, nous n’avons pas encore la chance de posséder de tels engins dans notre effectif, nos meilleurs chevaux avoisinent les 150.000 € de gains, comme Darco Poterie, Dignité et Espoir du Marny, nous espérons bien qu’ils pourront atteindre le double de ses gains pour pouvoir prétendre aux plus belles épreuves du sud-est. Pour le moment, nous n’en sommes pas encore là, il est inutile de se projeter sur l’avenir, nous savons pertinemment que tout peut très vite changer et devenir fragile avec les chevaux. Pourtant, il est important d’avoir de tels éléments de son côté, ils permettent de courir les courses aux allocations les plus juteuses, ce qui est très important au moment de faire votre bilan de fin d’année. Réussir à prendre 50.000 € avec un cheval peu chargé en gains comme Ebabiela ou Félicia de Bess par exemple, dans de petites catégories, est un petit exploit en soi, vous disputez souvent des courses avec moins de 6000 € pour le premier en province, il faut donc en gagner plusieurs pour obtenir autant de gains sur une année. A contrario, les gains sont beaucoup plus attractifs avec des chevaux de grand prix, les prix varient de 22.000 à 40.000 €, soit des sommes assez conséquentes, il suffit d’empiler des places et un ou deux succès pour augmenter rapidement leur compte en banque. On peut même espérer, dans une année faste, atteindre ou dépasser les 100.000 € de gains dans l’année avec un seul cheval. Pour rappel, il a fallu presque 25 courses à Darco Poterie en 2018 pour amasser 85.000 € alors qu’une Elsa de Belfonds a obtenu près de 130.000 € l’an dernier en seulement 14 tentatives.

 

 
 

 

Ce que nous voulons expliquer par cet article, c’est qu’il est important d’avoir des chevaux de grand prix au sein d’un effectif, ils peuvent faire la différence lorsque les autres membres de l’effectif ne répondent pas présent. Il est toujours agréable d’avoir chaque année, un ou deux chevaux capables d’engranger près ou plus de 100.000 € de gains, cela peut soulager les finances et améliorer le chiffre d’affaires annuel. YAB, David Bekaert et Stéphane Cingland ont un point commun, ils ont tous fabriqué leurs petits champions, c’est ce que nous désirons faire à l’avenir, quoi de plus réjouissant que de réussir à amener son cheval au sommet. Il y a encore quelques années en arrière, il était possible de récupérer de bons vieux chevaux d’âges qui pouvait prétendre au grand prix de notre région avec une certaine marge, Sylvain Roubaud y parvient encore grâce à ses réseaux et son œil avisé, mais l’oiseau rare devient de plus en plus dur à dénicher. Ce n’est pas tous les jours que vous avez la chance de toucher une jument de classe à la fin de son année de 7 ans qui arrivera jusqu’au prix d’Amérique en seulement quelques semaines, il faut un sacré coup de pouce du destin mais surtout beaucoup de chance. Peut-être que nous parviendrons à nos fins avec des Espoir du Marny, Darco Poterie, Félicia de Bess, Dignité ou nos jeunes pousses, il est encore trop tôt pour le dire, mais nous ferons le maximum pour leur faire franchir ce palier. Seul le travail et la chance peuvent nous faire basculer du bon côté.