Une Histoire d'Amour
cv

Une Histoire D'amour

Share

Salut à toutes et à tous,

Pour changer un peu voici une nouvelle dites moi ce que vous en pensez?

**********************

A ce moment là, Paul émergea de sa folie passagère. Dans le noir complet, il n'y avait autour de lui que le cadavre encore frais de sa douce Isabelle; il lui avait tiré plusieurs fois en pleine poitrine, et les chaises disposées de manière à bloquer la porte lui faisaient face.

Il collait son corps au sien pour ressentir les derniers instants de chaleur en sortir, pauvre de moi se disait-il en respirant son parfum encore présent dans l'air.

Les larmes se mirent à couler sur son visage, il ne comprenait pas ce qu'il avait fait, il venait de prendre la vie de la femme qu'il aimait par dessus tout, mais en fin de compte tout s'était déroulé comme prévu, maintenant plus personne ne pourrait la lui prendre.

Il décida donc de finir ce qui avait été commencé et de préparer la salle pour leur dernière nuit ensemble, il commença à disposer les tables de manière à en faire un espèce d'autel sur lequel il pourraient se tenir, lui et elle, ensemble. Que comptait-il faire? Se marier?

Son esprit tourmenté depuis un moment lui faisait faire des choses bien étranges. Pauvre Paul, lui qui, il y a quelques mois, était encore comme tout le monde, timide et discret et qui en quelque temps s'était totalement transformé en un autre personnage, et tout ça à cause d'une fille. Enfin, plutôt une femme.

Paul était un homme de moyenne taille, avec des cheveux noirs et un menton pointu, mais ce qui était le plus remarquable chez lui était ses yeux. Ils étaient d'une très belle couleur noisette, ce qu'il appréciait le plus chez lui. Le reste, il ne l'aimait pas trop , c'est sans doute pour ça qu'il voulait que les yeux du cadavre d'Isabelle se plongent dans les siens, pour encore pouvoir lui faire profiter de ces yeux qu'elle a toujours aimés.

Comment aurait-elle pu oublier ces yeux qui l'ont si facilement conquise? Comment aurait-elle pu oublier ces yeux qui la regardaient, le soir, lorsqu'ils faisaient l'amour? Isabelle n'aurait pas pu, car c'étaient les plus beaux qu'elle avait jamais vus.

Cela n'a pas empêché Paul de commettre l'impardonnable. Il lui a pris la vie. Pourquoi, Paul? Pourquoi tuer la femme que tu aimes par dessus tout? Que t'est-il passé par la tête pour faire une telle chose?

Tout cette histoire a été trop rapide sans doute, trop rapide pour que tout ce qui pouvait le rattacher à Isabelle soir claire dans son esprit.

L'amour est une chose trop subjectif, enfin de compte on ne sait jamais ce qui ce passe.

Nous ne le sauront sans doute jamais. En tout cas, cela ne semble pas l'avoir perturbé outre mesure, dirait-on. En effet, il continue de préparer son autel dans la pièce ou ils sont depuis plusieurs heures, un vacarme commence à se faire entendre de l'extérieur, ce sont les policiers qui essayent d'entrer, alertés par les voisins.

Une voix forte venant de l'extérieur, qui provient sans doute de l'un des policiers :

-Ouvrez la porte immédiatement! Ouvrez ou nous enfonçons la porte!

-Si vous n'ouvrez pas la porte nous entrerons de force!

Cela faisait bien sourire Paul, qui se fichait complètement de ce que pouvez bien faire la police, ou qui que ce soit d'autre. Ce qui l'intéressait à ce moment-là, c'était de pouvoir amener sa belle Isabelle à leur autel pour qu'il puisse l'épouser avant que tout ceci ne prenne fin, et rien ni personne n'aurait pu l'en empêcher.

Pendant que la police essayait d'entrer dans l'appartement, Paul, tenant fermement sa bien-aimée dans les bras, se mis à penser au premier jour où il l'avait enfin rencontrée, après une longue chasse dans la ville, où il la suivait pour savoir où elle habitait. Après l'avoir remarquée un matin, il trouva enfin l'immeuble dans lequel elle vivait.

Paul ne savait pas encore son nom. Avec ses fleurs dans les mains, il hésitait devant sa porte en regardant, inquiet, les sonnettes de l'immeuble. Il avait une telle peur que ses jambes ne pouvaient plus bouger malgré son envie de repartir loin d'ici.

Il attendit donc que quelqu'un sorte de l'immeuble pour pouvoir y entrer. Ce fut chose faite lorsqu'une gentille vieille dame apparut devant les portes tant contemplées. Il l'aida à ouvrir la porte et la salua, pénétra ensuite dans l'immeuble une fois que celle- ci eut disparu de son champ de vision.

C'était un bel immeuble, vu de l'intérieur. Des glaces, des tapis flambants neufs, un ascenseur dernier cri. « Impressionnant », pensa-t-il.

Les couloirs étaient assez larges pour laisser passer 3 ou 4 personnes. « Quel immeuble incroyable! Mais cela doit couter cher de vivre ici? », se demanda Paul. « Elle doit être riche !»

Paul était un peu gêné, il n'avait pas l'habitude de ce genre de personne, lui n'était qu'un simple fils d'ouvrier qui avait réussis à faire des études grâce à une bourse, il n'y avait personne derrière lui pour le protéger ou l'aider financièrement, en cela il était fier, mais ça ne voulait pas dire qu'il était haineux envers ceux qui avaient de l'argent et il n'avait rien contre le fait que sa belle pouvait aussi avoir de l'argent ça l'amusait même puisqu'il se disait qu'il en aurait peut être aussi avec le temps.

Il était plus mal à l'aise à cause de son apparence physique, homme de taille plus que moyenne, il avait de grosses lunettes sur le visage qui cachaient bien ses petits yeux ronds et noirs. Des cheveux mis longs châtains mais bien coiffés.

Il avait une tenue assez démodée, du style des vieux costumes des années quarte-vingt pour homme. Ce qui lui faisait le plus mal encore ce n'était ni sa situation financière, ni sociale, ni même son apparence mais c'était son incapacité à parler avec une fille de manière claire et intelligible, enfin il pouvait parler mais il avait du mal à exprimer tout ce qu'il voulait et souvent ses conversations tournaient en rond.

Il ne devait pas rester sur cet état et devait aller de l'avant c'est pour ça qu'il avait décider d'agir enfin avec cette personne qu'il avait remarqué. Il n'y avait pas d'odeur de produit nettoyant, comparé à certains autres immeubles. Et pourtant tout était si propre ici, le papier peint était parfaitement mis sur les murs et il n'y avait pas de trou ou quoi que ce soit. Pourtant de l'extérieur, on pouvait voir qu'il datait de plusieurs dizaines d'années.

Des autres occupants de cet immeuble, il ne connut jamais rien d'autre que cette vision angélique, les paillassons devant les portes et les noms sous les boutons de sonnettes, qui lui plaisaient beaucoup. Sans doute que ça lui rappelait quand il était petit, avec sa mère qui était une femme très exigeante avec la propreté .

Finalement, Paul trouva la sonnette qui correspondait à celle qu'il était venu voir. Elle s'appelait Isabelle Tudor. Quel joli nom, se disait-il. Tudor.

 

« Enfin je vais la revoir, enfin je vais pouvoir lui dire ce que je ressens pour elle. »

Des émotions nouvelles étaient en train de naître en lui, et il devenait de plus en nerveux au fur et à mesure que ses pas se rapprochaient de la porte de celle qu'il avait suivie depuis tout ce temps. C'est à ce moment qu'une voix apparut du fin fond de son esprit. Etait-ce la sienne qui jouait les conscience, ou bien autre chose ?

-Alors, c'est bientôt le moment on nous serons à jamais réunis?

-Oui mon amour, enfin.

-C'est un grand jour pour nous.

-Oui, je sais, c'est bon! Tu as bien vu que j'avais mis mes plus beaux habits aujourd'hui....

-Oui, en effet. Avec ça, tu es plus viril que jamais, tu es sûr de la séduire.

En marchant toujours en direction de la porte d'Isabelle, il se mit à caresser machinalement sa cravate jaune canari.

-Je suis aujourd'hui prêt pour le jour le plus important de ma vie. Je vais enfin te séduire.

Arrivé devant la porte il se décida enfin à toquer, et après quelques secondes d'attente, la porte s'ouvrit et une femme magnifique apparut dans l'entrée.

Une grande femme métisse, avec de grands yeux verts, des cheveux longs et raides, une bouche pulpeuse accompagnée de courbes généreuses se tenait devant lui. Paul n'en avait jamais vu de plus désirable dans toute la ville.

Elle portait un pyjama noir et des chaussons en forme de lapin. Paul pouvait voir que ses ongles étaient d'un rouge immaculé. Paul ne pouvait s’empêcher de la dévorer des yeux, de la tête aux pieds, tout ce qu'il pouvait voir d'elle lui plaisait, c'est peut être pour ça que c'est elle, qu'il avait choisit parmi toutes les femmes qu'il avait pu croiser dans sa vie.

Isabelle semblait être la plus parfaite, la plus pure des femmes, bien qu'elle paraissait très jolie, prendre soin d'elle ne faisait pas ressortir de signe ostensible de sa part.

Malgré son apparence, elle semblait rester très simple dans sa vie et n'avait rien d'une fille intéressée uniquement par l'argent et la beauté. Cela rendait Paul encore plus heureux de l'avoir choisis.

Une bonne odeur de pain provenait de sa cuisine, ce qui démontrait aisément qu'elle savait en faire. De son salon émanait un parfum de fleurs.

D'une voix extrêmement douce et calme, sa belle lui dit enfin:

-Qui êtes vous ?

Il ne pouvait pas répondre face à celle qu'il aimait tant, mais à qui il n'avait jamais parlé.

-Je...Je...je…

Rien ne pouvait sortir de sa bouche.

-Vous...Vous...Vous... Elle le regardait d'un œil étrange mais elle se mis à rire. Ah, vous êtes le livreur de fleurs, n'est-ce pas ? Elle avait remarqué le bouquet dans ses mains.

-Oui...Oui, je suis le livreur. Ces fleurs sont pour vous Mademoiselle, tenez.

Il lui donna les fleurs et d'un pas décidé et rapide, déguerpi comme s'il avait la peste aux trousses.

Isabelle prit les fleurs et n'eut même pas le temps de le remercier tellement il avait été rapide pour disparaître. Dans sa course, il ne put entendre sa réponse.

-Merci jeune homme.

Il courut aussi vite que ses jambes le lui permirent, et se dirigea aussi vite que possible vers son appartement. Arrivé devant son appartement il ouvrit la porte, alors que ses mains tremblaient encore, comme s'il avait échappé de peu à la mort. Il entra et s'écroula sur le sol, ses jambes n'arrivaient plus à le porter, il était essoufflé. Il rampa en direction du salon dans lequel se trouvait plusieurs canapés d'un certain âge, et une petite table basse qu'il utilisa pour se relever avant de se plonger dans le plus douillet de ses canapés.

La pièce était relativement petite, mais il y avait encore pas mal de place de disponible malgré la quantité de meubles. Son regard commençait à se perdre, il utilisa ses dernières forces pour retirer ses chaussures puis sa cravate.

Il s'allongea dans son canapé et pris son temps pour retirer son pantalon.

Après un long moment des larmes se mirent à couler sur son visage, qu'il tentait d'essuyer du dos de la main.

-Pourquoi, Pourquoi, Pourquoi !

Il ne pouvait pas s’empêcher de crier, il était complètement abattu par ce qui venait de se passer.

-Il fallait lui dire que tu l'aimes, idiot. Cette voix avait réapparu dans sa tête.

-Non, tout ce qui arrive et de ta faute, c'est toi qui m'a convaincu d'aller la voir, je savais que j'aurai du rester ici.

-Tu ne fais rien pour qu'elle t'aime, tu ne peux pas lui parler, ce n'est pas ma faute. Je n’arrête pas de te dire ce que tu dois faire pour enfin réaliser ton rêve, mais tu refuses de m'écouter.

-Tu m'as fais croire que j'avais une chance mais je ne suis pas capable d'aller au bout.

-Arrêtes de te plaindre, il faut te ressaisir, as-tu remarqué ce qu'il y avait dans son appartement ?

-Non je n'ai pas fais attention à ça, je ne pouvais pas détourner le regard de ses yeux.

-Et bien je vais te le dire, j'ai pu voir qu'il y avait un pantalon d'homme chez elle. Ce qui voudrait dire qu'elle a déjà quelqu'un, il faudra donc jouer serré si tu veux être avec elle.

-Tu es sûr ?

-Oui, moi je ne me laisse pas amadouer par de petites choses comme des yeux de biche.

-Que dois-je faire alors ?

-Il faut être le plus rapide, il faut aller la prendre !

-Comment ?

-Je vais te dire…

Sur ces mots les yeux de Paul commencèrent à se fermer et il s'endormit sur le canapé.

 

Au petit matin, Paul se réveilla avec le bruit de son radio-réveil, qui se mis à sonner à huit heures. Bizarrement, il n'avait pas l'air triste ou ennuyé, mais il souriait comme s'il sentait que les choses allaient mieux se passer maintenant, comme s'il sentait que quelque chose de bien allait lui arriver.

Il se leva et se rendit compte que quelque chose était gonflé. C'était son pénis qui était en pleine érection, du sperme continuait de s'écouler. Il ne comprenait pas pourquoi, mais il était heureux de le sentir, il décida d'achever de sortir tout ce qui se trouvait dedans en se masturbant.

Une fois cette affaire terminée, il alla dans sa salle de bain pour se laver. Il s’arrêta devant son lavabo avec un grand sourire, se regarda dans le miroir et se mit à rire, de plus en plus fort, comme si on lui avait raconté une bonne blague.

Après avoir fini ses ablutions, il se dirigea vers la chambre et souleva son lit pour y prendre quelque chose.

-Mais où est-il ?

En fouillant bien, il trouva une petite malle et la prit.

-Ah, enfin, le voilà.

Il ouvrit la malle et en sortit un pistolet. Voilà de quoi faire les choses correctement, se dit-il. Il le posa alors sur le lit, puis s'habilla, mais cette fois avec de simple habits classiques. Pas de cravate, une tenue plus passe-partout, comme s'il ne voulait pas être reconnu s'il devait aller dans la rue.

D'un pas encore plus décidé que la dernière fois; on sentait cette fois-ci qu'il ne reculerait devant rien, il sortit de chez lui et se dirigea une nouvelle fois vers l'appartement de celle qui avait obsédée ses pensées. Mais aujourd'hui, il avait un plan. Un plan, qui ne venait peut-être pas de lui.

Muni de son pistolet qu'il cachait son sous manteau, il marchait dans la rue, se rapprochant de plus en plus de la cible qui n'était autre que sa douce Isabelle. Le regard fixe et impénétrable, le pas sûr. De son côté, Isabelle ignorait tout de ce qui allait lui arriver. Elle venait à peine de se réveiller et de se laver. Elle était paisiblement en train de couper du pain et de se faire des tartines de confiture pour son petit déjeuner.

Elle profitait de la vie, comme chaque matin, en écoutant sa musique préférée et sans se soucier de ce qui pouvait bien se passer autour d'elle.

Alors qu'elle était dans sa cuisine en train de tartiner avec délicatesse une des tranches, on toqua à sa porte.

Elle se demanda qui cela pouvait-il bien être de si beau matin, et alla ouvrir après s’être essuyée les mains .

Quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit devant la porte la personne qui lui avait apporté les fleurs la veille! Mais cette fois, la personne en question n'avait plus le même regard. Il était plus froid, plus assuré.

-Que puis-je faire pour vous ? Vous avez d'autres fleurs ? Demanda-t-elle sans se soucier réellement de ce qu'il voulait.

-Je suis ici pour toi, Isabelle. En disant ces mots il la fixait d'une manière assez terrifiante pour être soulevé.

-Que...Pourquoi dites vous cela ?

-Je suis ici pour toi, je suis ici pour nous, je suis ici pour que tu sois à moi. Sa voix était de plus en plus forte on sentait qu'il commençait déjà à s'énerver de ne pas avoir ce qu'il voulait.

Avant même qu'elle ne puisse dire la moindre chose il l'empoigna et la poussa à l'intérieur, avant d'entrer à son tour et de refermer la porte.

C'est à ce moment que, pour la première fois de sa vie, Isabelle sentit la peur s'installer en elle. Mais que se passait-il? Elle n'avait jamais eu de problème avec sa beauté, pourtant cette fois, elle sentait que cet homme voulait plus que n'importe quel autre. Quant à Paul, il était près à aller jusqu'au bout et à profiter de ce qu'Isabelle allait pouvoir lui offrir, c'est à dire elle-même. Qu'elle le veuille ou non.

-A partir de maintenant, c'est moi qui commande. Tels furent les derniers mots qui sortirent de la bouche de Paul avant qu'il ne passe à l'action, avant qu'il ne commette l'irréparable avec cette pauvre Isabelle.

Paul sortit son arme et la pointa en direction d'Isabelle, qui comprit sur-le-champ que c'était la fin, que quoi qu'il arrive elle n'en ressortira pas vivante.

Paul décida alors de laisser sa nature animal faire surface, et se dirigea tel un lion chassant sa proie vers Isabelle. Il fourra son pistolet dans sa poche et se saisit d' Isabelle pour l'embrasser. Il la projeta contre le sol et commença à lui déchirer l

ses vêtements. Malgré le fait qu'elle se sentait en grave danger et que le spectre de la mort planait au-dessus de leurs têtes, elle essaya tant bien que mal de se défendre, mais c'était sans compter avec la volonté de Paul, qui était résolu d'arriver à son but une bonne fois pour toutes. Sa force était décuplée. C'était un lion en chasse, un loup affamé, un taureau en train de charger, rien ni personne ne pourrait l’empêcher d'avoir ce qu'il voulait.

Un sifflement qui sortait de la théière d'Isabelle couvrait les cris de peur et de souffrance. Des larmes commençaient à rouler sur les joues d'Isabelle, mais pour le moment Paul se contentait juste de la toucher et de lui arracher ses vêtements. Il n'avait pas encore franchi l'étape pendant laquelle il allait la souiller de son être impur.

Dans sa folie, Paul ne se rendit pas compte qu'il avait assommé la pauvre Isabelle, et il commença alors à s'attaquer à son être charnel.

Il était penché au-dessus du corps inanimé. Après s’être déshabillé, il commença d'abord par la serrer dans ses bras, puis il commença par lui lécher les seins pour en connaître le goût. Il s'amusa un bon moment en appuyant dessus comme si s'agissait d'interrupteurs.

Quel goût intéressant, se disait t-il. Cela me fait penser à un melon, un melon bien frais, un melon bien gros remplis de jus et qu'on savoure avec délectation.

Ses mains caressant la peau de sa douce, il dirigea sa tête vers la partie plus au sud du corps humain, celle où les femmes enfantent les hommes. Après avoir humé un long instant et trouvé que cela avait une odeur de pomme, il se décida enfin à goûter .

Il lui sembla que c'était légèrement visqueux, mais apprécie la texture, qui lui rappela les dates qu'il mangeait quand il était enfant. Sauf que celle-ci était beaucoup moins ridée.

Après un certain temps plongé dans cette zone de turbulences, il passa par les jambes et continua sa route, passant sa langue sur la longueur, qui devait être d'un bon mètre. Il arriva enfin jusqu'aux pieds de sa victime.

Le pied gauche en main, il analysa longuement les formes de celui-ci, puis mit un des orteils dans la bouche. C'était un peu comme un raisin bien dur qui n'explose pas.

Il se rapprocha à nouveau du corps de sa belle et s'allongea à côté d'elle, pris la main droite et la posa sur son sexe, puis en utilisant ses deux mains à lui et celle d'Isabelle, il commença à se masturber une nouvelle fois. Un grand sourire apparut à nouveau sur son visage, comme s'il avait atteint le nirvana, comme s'il avait eu tout ce qu'il voulait.

Alors qu'un grand sentiment de détente étaient perceptible en lui, la voix fit à nouveau son apparition.

-Alors ? Tu es heureux ?

-Oui je le suis, je sens que j'ai enfin ce que je voulais.

-C'est tout, tu vas te contenter de ça ? Tu vas la laisser, alors qu'elle sait qui tu es ?

-Oui je me sens bien…

Il se leva et alla en direction de la salle de bain, ouvrit le robinet et commença à se rincer.

On entendait juste le bruit qui coulait puisqu'il avait laissé le robinet ouvert.

-Tu dois faire quelque chose, il faut en profiter.

-Qu'est ce que tu veux que je fasse ?

-Je te l'ai dit, il doit y avoir un autre homme dans sa vie. Tu dois te dépêcher, tu dois l'épouser et la garder pour toi et pour toi seul...

-Que veux-tu dire ?

-Et bien profite de ce moment, elle est tout à toi, tu dois aller jusqu'au bout, pas comme la dernière fois....

-Dis moi, ce que je dois faire, et je le ferais.

-C'est bien, tu commences à comprendre. Eh bien c'est simple....

 

Pendant que Paul était en train de parler avec la voix, il ne s'était pas rendu compte qu'Isabelle avait repris ses esprits. En effet on pouvait voir son reflet dans la glace de la salle de bains, en train de se rapprocher de lui avec son propre pistolet à la main.

Elle se rapprocha de lui discrètement, et une fois arrivée assez près, elle le mit en joue.

-Alors? C'est tout ce que tu comptais faire de moi, m'embrasser et me dévêtir ?

-Qu'est ce que tu fais ?

-Tu crois que je vais me laisser faire ? J'ai pris ton arme et maintenant tu vas te mettre à genoux bien sagement...

 

Paul resta immobile, l'air de ne pas entendre ce qu'elle disait.

-Alors tu vas rester comme ça? Tu crois que je ne suis pas sérieuse? Je ne vais pas hésiter à te tirer dessus! Pour qui tu te prends, à m'envahir et essayer d'abuser de moi?

Paul resta toujours immobile à la regarder fixement.

-J'ai compris, dit-il après un long moment de silence. Mais s'adressait-il à elle ou à lui ?

Il se rapprocha d'elle comme s'il n'avait rien à craindre de son arme mais Isabelle ne semblait pas vouloir se laisser faire et elle décida de lui tirer dessus .

On entendit un grand coup de feu résonner dans l’appartement..

Isabelle tenait le pistolet en tremblant. Est-ce qu'elle s'était rendue compte de ce qu'elle avait fait ? Tirer sur un homme! Un épais nuage de fumée s'était formé en face d'elle et l’empêchait de voir ce qui se passait derrière. Est-ce que Paul était encore en vie? Est ce qu'il avait été simplement blessé ?

La fumée commençait à se dissiper, et moins il y en avait, plus elle avait peur d'avoir commis l'irréparable, d'avoir tué un homme, d'avoir gâché sa vie peut-être. Ce n'est pas sûr après tout, il avait tout de même tenté d'abuser d'elle, il avait essayé de lui faire du mal. Elle pourrait s'en sortir, se disait-elle.

Une fois toute la fumée dissipée, elle fut extrêmement surprise de découvrir qu'en réalité Paul n'avait strictement rien. Il se tenait nu devant elle, avec un grand sourire, presque sur le point d'éclater de rire. Elle ne comprenait pas pourquoi mais il semblait qu'il s'attendait à ce que rien ne se passe.

-Regarde moi, lui dit-il en souriant, je suis toujours en vie.

-Que s'est-il passé ?

-Et bien c'est simple, l'arme était chargée à blanc...

-A blanc ? Qu'est ce que ça veut dire ?

-Je ne voulais pas te faire de mal, je ne te ferais jamais de mal, après tout tu es à moi....

-Mais alors.....

Elle compris aussitôt qu'il n'y avait pas eu de menaces de sa part, et se dirigea alors aussi vite que possible vers la porte. Toutefois, Paul était décidé à ne pas la laisser partir pour autant, il se jeta avec violence sur elle en la plaquant au sol avant même qu'elle n'ait eu le temps de faire plus d'un mètre.

-Tu ne comprends pas! lui dit-il en lui mettant un bras dans le dos. Tu es à moi! A moi! Ce qui veut dire que tu vas rester ici avec moi et faire ce que je te dis...

Il la plaqua complètement au sol en récupérant une serviette de la salle de bain avec ses pieds, et l'utilisa pour la museler. Cette fois, il était beaucoup plus énervé que la dernière fois. Il la positionna, et décidant de passer à l'acte de manière plus profonde, il inséra donc son organe dans celui d'Isabelle.

Il l'empêcha de crier et de se débattre. Cette fois, elle souffre vraiment, elle ne peut rien faire et elle subit cette situation.

Pendant la douloureuse pénétration, elle regretta de ne pas avoir fui directement, plutôt que de rester et d'essayer de vaincre son agresseur, elle regrette de ne pas être moins belle, peut-être que ça aurait fait de sa vie quelque chose de plus dur mais elle aurait pu en profiter plus longtemps. Elle regretta finalement de lui avoir ouvrit la porte.

Paul ne se posa aucune question. A cet instant il prenait le plus grand plaisir de sa vie, il n'y avait rien de plus à attendre d'Isabelle. Au bout de quelques instants la montée était proche, et l'explosion allait se faire en elle.

Paul entendait encore cette voix lui parler à chaque va-et-vient.

-Allez, encore, allez, tu peux le faire…

Ces mots se répétaient dans sa tête encore et encore alors qu'il était en pleine action. Mais cette fois il n'allait pas répondre, il était totalement occupé par Isabelle, il fallait à la fois l’empêcher de bouger mais aussi finir son acte.

-Tu aimes! Tu aimes! commença à s'écrier Paul. Tu le sens, je sais que tu le sens, moi je le sens!

Isabelle ne pouvait pas parler, elle ne pouvait pas bouger, des larmes de terreur coulaient sur ses joues alors qu'elle se débattait encore et encore. Elle savait que maintenant c'était la fin pour elle.

Que quoi qu'il se produise, Paul allait devoir aller encore plus loin pour mettre un terme à cette situation.

Une fois que Paul eut explosé en elle, il la retourna violemment et la mit sur le dos. Il lui plaqua les mains et se mit à la gifler, alors qu'un rire sadique commença à se faire entendre. Est-ce que cette personne était-elle vraiment Paul? Il semblait changer de plus en plus, comme s'il devenait cette voix qu'il entendait depuis tout ce temps.

Il secoua cette pauvre Isabelle, et y allant un peu trop fort la fit s'évanouir à nouveau. Mais il continua encore et encore, sans s'en rendre compte tout de suite. Après quelques instants, il put constater ce qu'il avait fait et, pris de panique, se dirigea à nouveau vers la salle de bains pour se rafraîchir les idées et reprendre ses esprits.

Il fit couler l'eau dans le lavabo et y plongea sa tête. En se relevant il vit son reflet dans l'eau, et vit sa bouche bouger alors qu'il ne disait rien, c'est là qu'il comprit que c'était cette voix qui s'adressait à lui sous ses propres traits.

-Alors, tu as enfin pu assouvir ton plus bas désir ? Tu es heureux ?

-Je ne sais pas ce que j'ai fait, je ne sais pas ce qui m'a pris, c'est comme si j'avais été possédé...

-Oui, par moi bien sûr, il fallait que tu t'abandonnes.

-Comment ?

N'as-tu pas compris que je suis toi et que tu es moi? Je ne suis qu'une facette de toi, ce que tu essayes de cacher… Paul ne pouvait plus bouger, il ne pouvait plus respirer, le temps était suspendu autour de lui. Plus rien ne bougeait, plus rien ne se passait, plus rien ne vivait.

C'est alors que la voix pris possession de Paul, encore une fois. Son corps s'écroula et se tordit de douleur pendant de longues minutes. Quand ce fut fini, il se releva et encore une fois, ce n'était pas réellement Paul mais bel et bien un autre qui le contrôlait.

Il alla dans le salon récupérer de vraies balles pour son pistolet, qu'il changea aussitôt. Son regard était complètement différent des autres fois, mais il arborait toujours ce sourire machiavélique. Il se rapprocha lentement du corps d'Isabelle qui était encore évanouie. Il la prit et l'amena dans le salon, puis éteignit les lumières, et fit feu.

Cela faisait bien sourire Paul, qui se fichait complètement de ce que pouvait bien faire la police, ou tout autre personne. Ce qui l'intéressait, en ce moment précis, c'était de pouvoir amener sa belle Isabelle à leur autel pour qu'il puisse l'épouser avant que tout ceci ne prenne fin, et rien ni personne n'aurait pu l'en empêcher.

Pendant que la police essayait d'entrer dans l'appartement, Paul, qui tenait fermement sa bien aimée dans les bras, se mis à repenser au premier jour. Où il l'avait enfin rencontrée, après une longue chasse dans la ville. Où il l'avait suivie pour savoir où elle habitait. Après l'avoir remarquée un matin, il trouva enfin l'immeuble dans lequel elle vivait.

Après un long moment de silence, il avait complètement repris ses esprits. Il avait compris que c'était la voix dans sa tête qui avait fait tout ça, et regrettait de ne pas avoir été assez fort pour lui opposer de résistance.

La voix des policiers se faisait plus insistante, et il sentait que la fin se rapprochait.

Pendant qu'il tenait Isabelle dans ses bras, il se demanda ce qu'il serait arrivé s'il avait été capable de lui parler le soir où il est venu la voir avec des fleurs.

S'il avait été capable de résister à cette voix dans sa tête; car oui, maintenant il savait que c'était dans sa tête, il savait qu'en réalité c'était lui-même qui lui parlait. Que c'était la partie la plus obscure de son âme qui lui susurrait des choses qu'il désirait, mais qu'il ne pouvait pas faire.

-Alors, tu es satisfait? Tu as eu ce que tu voulais? Elle sera à jamais à toi.

-Je ne voulais pas que ça arrive, je ne voulais pas lui faire du mal! C'est toi qui l'a fait.

-Non, c'est toi, puisque en réalité nous sommes une seule et même personne. Ce que je fais, tu le fais…

Paul était de plus en plus désemparé et se mit à pleurer comme jamais aucun homme avant lui n'avait pleuré.

A l'extérieur de l'appartement la police décida enfin de passer à l'action. Les yeux rivés sur la porte de l'appartement d'Isabelle, le chef de la police donna l'ordre de défoncer la porte avec un bélier. Ils s'exécutent aussitôt.

Le chef de la police était un homme grand et bien bâti, avec une longue moustache rousse, il avait le visage sévère d'un homme qui avait déjà tout vécu, tout vu et qui n'aimait pas ce qu'il se passait actuellement, il savait qu'il devait agir vite pour éviter tout bain de sang inutile et pour pouvoir prendre Paul vivant, il y avait des risques qu'il se suicide, en effet dans ce genre de situation quand tout semble perdu les criminels aiment bien se suicider pour éviter de finir en prison, c'est un échappatoire comme un autre.

Mais lui ne voulait pas que ça arrive, il voulait le prendre vivant et l'amener devant la justice, il le ferait de ses propres mains s'il le pouvait, il l’emmènerait jusqu'à l'échafaud des hommes.

Il était définitivement résolu à ce que tout se passe comme lui le voulait, force fait loi se disait-il à chaque fois que ce genre de situation arrive.

Après quelques tentatives ils réussirent à exploser la porte qui était bloquée par les chaises.

Au moment même où la police s'introduit dans l'appartement, un coup de feu retentit, ce qui figea, l'espace d'une seconde tous les policiers sur place. La balle qui allait sortir du pistolet leur était-elle réservée?

Après un long moment d’hésitation, ceux-ci investissent l'appartement et découvrirent les corps nus de Paul et Isabelle, un trou dans la tête chacun. Paul avait tiré de façon à les unir pour l'éternité d'un seul tir .

Il avait mis fin à la voix, il avait mis fin à ses remords, il avait mis fin à cette amour macabre qui l'avait amené ici, à faire du mal à cette femme qu'il désirait mais à qui il n'avait jamais réellement parlé. Tout ce qui venait de se passer n'était qu'une simple plaisanterie, tout ça parce qu'il n'était pas capable d'exprimer lui-même les sentiments enfouis au fond de son cœur. Peut-être avait-il pris plus de plaisir en se suicidant avec elle qu'en lui faisant du mal. Mais cela, seul Paul le savait.

 

En effet Paul était enfin libre, il ne serait plus jamais accommodé par cette voix, la voix de cette femme qu'il entendait tous les jours à sa porte et qui le suppliait de sortir avec lui depuis des semaines.

Enfin il n'entendrait plus rien, il pourrait passer ses nuits à dormir, mais il ne se réveillerait plus jamais.

Et cette femme qui l’empêchait de fermer les yeux, qui le suivait partout où il allait qui était derrière chacun de ses pas, chacune de ses respirations, ce n'était autre qu'Isabelle, Isabelle qui dans son désir profond d'être avec Paul avait commis l'irréparable en s'introduisant chez lui et en le provoquant, mais elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle était chez Paul, pour elle, c'est Paul qui était chez elle, c'est Paul qui la désirait profondément, c'est Paul qui voulait lui faire du mal, pour Isabelle, c'est Paul qui avait fait tout ça, elle n'avait fait que se défendre et elle l'avait tué.

Mais c'était bien dans l'appartement de Paul que la police débarqua, Paul était un homme grand et svelte, bien bâti, il avait les cheveux court et une barbe de cinq jours, il était allongé sur le sol une balle dans la tête dans son grand appartement de cent mètres carré, avec des tapisseries sur les murs et de bien belles lampes.

Son corps était dénudé et semblait comporter des marques de tortures, on pouvait imaginer qu'Isabelle avait dû lui faire subir des choses pendant sa captivité.

Isabelle était assise sur le sol elle regardait Les policiers, elle était encore toute habillée, de sa vieille robe noire et ses chaussures à piques, Isabelle était une petite femme avec de longs cheveux noirs, elle mettait énormément de maquillage sur son visage qu'on n'arrivait plus à distinguer correctement les trais de celui ci, elle était recroquevillée sur elle même et se contentée désormais de se balancer en chantant une petite chanson.

« Je te regarde faire

Je te regarde dans un monde que j'ai construit

Un monde que j'imagine à minuit

Un monde ou je peux penser

Un ange qui voudrait se marier

J’imagine ma vie à ses coté

Cette ange c'est toi

Malheureusement c'est déjà terminé

Et c'est toujours la même histoire

Mais à chaque fois cela doit bien se terminer

Car je reviens à la réalité

C'est la vie qui vient me réveiller

Pour me faire sentir que mes rêves,

Ne sont qu'imagination

Mais je sais qu'un jour,

D'un monde de vérité

et que tu seras avec moi,

d'ici là je ne penses qu'à toi. »

Les policiers ne savaient quoi faire, malgré plusieurs essaies, Isabelle ne pouvait pas être bougée.

Le chef de la police se décida donc à la déplacer mais la pauvre Isabelle était complètement sonnée par ce qu'elle avait fait, dès que le premier policer posa la main sur elle, elle devint complètement hystérique en répétant sans ses qu'elle voulait rester avec Paul.

-Laissez moi avec lui, laissez moi avec lui.

Les policiers ne s’arrêtèrent pas et la prirent de manière forte pour la mettre dehors, Isabelle n'était plus contrôlable on sentait qu'elle était devenu complètement folle après ce qui c'était passé.

Pauvre Paul, rien ne se serait passé s'il n'avait pas été aussi beau, rien ne se serait passé s'il n'avait pas été aussi attractif, il serait encore en vie et profiterait peut être de sa journée à sortir avec ses amis, à aller en boite à draguer les filles.

Maintenant il sort de son appartement dans un sac en plastique noir sur une civière, les pieds devant, le corps blanc comme un linge, nu comme un vers de terre.

Pauvre Paul lui qui voulait encore profiter des femmes, il paya avec l'une d'entre elle qui pourtant était éperdument amoureuse de lui, mais qui avait créé un amour faux dans son esprit.

Et cette voix qu'entendait Paul n'était autre que celle d'Isabelle, et cette voix qu'entendait Isabelle, entendait-elle une voix ou était ce simplement son imagination, ses désirs ? Elle aura tout le temps d'y réfléchir là où elle sera, prison, psychiatrie ? Ce n'est pas à nous de le dire, mais à la justice, en tout cas il ne faut pas tout le temps se laisser aller c'est la moral de mon histoire, moi je la trouve bien, pas vous ?