facebook Un diable sera nécesaire !
Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
Un diable sera nécesaire !

Un diable sera nécesaire !

Publié le 13 janv. 2021 Mis à jour le 13 janv. 2021
time 4 min
CREATIVE ROOM

Anecd'auteur

Le métier du TRANSPORT, mon métier devrai-je écrire, n'est pas reconnu comme un métier noble. Je me réfère aux différentes discussions que j'ai pu avoir dans ma vie personnelle avec des quidams ou même des amis.

Souvent, ce métier se résume selon les personnes qui n'y travaillent pas à deux uniques professions : le chauffeur et le manutentionnaire. Je profite de cette tribune pour vous indiquer qu'une personne femme ou homme qui conduit un camion petit ou grand se nomme un conducteur. Le terme "chauffeur" était donné aux hommes qui conduisaient les trains à vapeur et ces employés étaient obligés de charger de charbon le foyer afin de donner de l'énergie à la locomotive. Vous reconnaîtrez aisément que les véhicules actuels dans les mains de ces conductrices et conducteurs ne ressemblent plus vraiment à leurs ancêtres, les locomotives. Je vous invite à monter dans un tracteur de semi-remorque pour constater que les nouveaux tableaux de bord ressemblent à s'y méprendre à des cockpits d'avion. On est donc très loin de la vieille locomotive à vapeur. 

Pour ne pas vous perdre, cher lecteur assidu, le TRANSPORT possède une connotation regrettable car des jeunes étudiants pourraient s'y engager mais le métier n'a jamais cherché réellement à redorer son blason. Il a pourtant essayé en améliorant le nom et y accolant le mot élogieux de LOGISTIQUE. Mais les préjugés sont terribles, changer une image une fois que l'on vous l'a collée, cela devient presque mission impossible. Et pourtant au sein de notre métier, il en existe des professions : comptable, juriste, marqueteur, commercial, manutentionnaire, agent de bureau, conducteur, acheteur, affréteur, mécanicien, opérateur de saisie, cariste, directeur, manager, agent administratif, avocat et agent d'exploitation. Les jeunes générations rencontrées au sein des établissements scolaires découvrent nos métiers avec stupéfaction et ils rejoignent notre camp avec envie et non plus par défaut. J'ai toujours exercé mon métier avec passion au contact de personnes simples mais qui aimaient leur profession. De plus, notre métier regorge d'anecdotes car nous croisons, tout le temps, des personnes sympathiques de toutes les professions, toutes origines et tous métiers confondus.

 Lequel d'entre nous n'a jamais reçu, de nos jours, un colis à son domicile ? 

C'est pour cette raison, que je vais vous raconter cette humble histoire mais tellement belle. Cette dernière a été vécue durant mes trois premières années de formation auprès de mon premier chef et tuteur : Philippe. Nous recevions tous les ans, selon les dires de mon chef qui occupait ce poste depuis quinze années, une lettre manuscrite de la Mère Supérieure d'un couvent Catholique de la région Messine. Il est important de signaler qu'en tant que transporteur, nous faisons partie de la vie économique d'une nation. Lorsque nous livrons beaucoup de marchandises, cela annonce que le volume des affaires commerciales est au beau fixe. Nous sommes le thermomètre du pays comme nous pouvions dire jadis :

A l’image du BTP : "Quand le bâtiment va, tout va !" 

Je reviens à ce courrier tant attendu, qui plus est, était écrit au stylo à l’encre de couleur bleue (la couleur préférée de votre auteur) et chaque mot et chaque phrase avaient été choisis dans un accord parfait. Philippe savait que j'appréciais les belles phrases écrites avec emphase. Il m'appelait à son bureau dès qu'il recevait à son nom propre le courrier de la Mère Supérieure. Philippe avait les mots pour apporter le suspens en plus de cette missive tant attendue. Nous nous installions à son bureau, j'allais lui sélectionner sa boisson préférée soit un cappuccino à la machine à café. Ça y est, la lecture pouvait démarrer pour une bonne vingtaine de minutes car la Mère Supérieure avait pour habitude de nous donner tous les détails utiles et nécessaires pour effectuer cette belle mission.

Rien que pour vous, cher lecteur, je vais vous en dévoiler une partie.

Nous devions récupérer des colis de vieux vêtements récoltés par l'ensemble des sœurs de ce couvent et les expédier en région parisienne à la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres. Comme je vous l’avais indiqué, les détails étaient au complet, l'adresse précise de livraison, la personne à demander, son numéro de téléphone, la dimension précise de chaque carton, le contenu exact et surtout le poids. Cette dernière information était toujours accompagnée de la phrase que nous nous délections de lire :

- Un diable sera nécessaire ! 

Nous étions, Philippe et moi-même, en joie de lire cette phrase spéciale qui nous faisait beaucoup rire. Sachez que nous apportions un soin particulier à exécuter, sans frais de transport, cette prestation. La Mère Supérieure et ses sœurs nous remerciaient chaleureusement d'être fidèles à ce rendez-vous annuel que nous n’aurions loupé pour rien au monde.

Au plus près de toi mon Dieu ! 

Souvent, nous étions sollicités par diverses associations pour réaliser des prestations que nos interlocuteurs nous demandaient toujours avec tellement de gentillesse. En résumé cher lecteur, vous avez remarqué que nous exerçons un métier formidable et ouvert sur le monde économique et surtout humain.

CHUT !

Vous allez "attiser" les convoitises mais aussi "attirer"les curieux, qu'en pensez-vous ?

1
Coup de coeur
J'adore cet article
0
Coup de génie
Brillant
0
Coup de main
Cet article m'a été utile
0
Coup de pub
Je souhaite promouvoir cet article
0
Coup de chapeau
Un sujet très intéressant
0
Coup de balai
Ne correspond pas aux standards Panodyssey
1
0
0
0
0
0
Partager l'article
copylink copylink

Commentaire (0)

Tu peux soutenir les auteurs indépendants qui te tiennent à coeur en leur faisant un don

Prolonger le voyage dans l'univers Culture
Souviens-toi
Souviens-toi

Souviens-toi de notre petite maison Où ont grandi nos garçons En rire et en chansons    ...

Farida Mihoub
1 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur