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On a eu presque chaud !

On a eu presque chaud !

Publié le 15 janv. 2021 Mis à jour le 15 janv. 2021
time 4 min
CREATIVE ROOM

Anecd'auteur

Voici mes chers lecteurs, le contexte d'un incident bien particulier.

A l’entrée d'un village situé dans le Sud-Est de la France, mon regard fut attiré instinctivement par la caserne des pompiers. Plus particulièrement, par le vieux camion en exposition qui était un Citroën Type H, le remplaçant du mythique HUB B. Ce véhicule possédait une carrosserie ondulée très reconnaissable. Tous les bons professionnels des métiers manuels rêvaient, à l’époque, de posséder un exemplaire de la marque aux chevrons.

Comme disent nos voisins britanniques, c'était "a must to have".

Aussi cet utilitaire créé dans les années 40 faisait partie des véhicules de mon enfance et c'est peut-être cette camionnette qui me donna cette passion pour le secteur du Transport.

La visite de notre future maison s’était bien déroulée l'agent immobilier nous avait convaincu d'une bonne qualité des prestations de cette villa. Le chauffage principal était composé de radiateurs électriques de type «grille pains". Ces derniers ne suffisant pas, une cheminée était en supplément pour assurer une douce ambiance feutrée pour les mois d’hiver. 

Le précédent locataire, m'avait précisé que l’hiver passé, la cheminée avait été beaucoup sollicitée. Son allégation résonna en moi, un mois plus tard :

- La cheminée a tourné à plein régime et nous avons eu chaud presque trop chaud.

Aussi à l’entrée de l’automne en tant que locataire prévenu, j’avais acheté six stères de bois que j'avais soigneusement rangées sous l’abri bois (cf "En direct avec notre reporter") prévu à cet effet. Pour clôturer cette belle journée de travail, nous avions prévu un bon dîner à la maison et je décidai de procéder à la mise en service de cette cheminée afin de réchauffer les pièces. 

Un peu plus tard dans la soirée, j’aperçus dans la partie haute de la hotte qui était encastrée au-dessus de l’insert, une légère fumée blanche sortant finement. J’étais inquiet mais pas plus que cela. A ma très grande surprise, je constatai grâce à un interstice, que la poutre qui passait à l’intérieur de la hotte était rouge comme le charbon de bois dans un barbecue. J'annonçai à ma famille que nous devrions, pour notre sécurité, quitter les lieux au plus vite en ayant préalablement appelé les pompiers.

En attendant l’arrivée des hommes du feu, je pris la décision de vider le contenu de l’insert dans un sceau métallique afin de réduire la combustion de la poutre. A la fin de cette opération, j’entendis la sirène du camion des pompiers. Quand j’écris la sirène, je devrais plutôt indiquer qu’il s’agissait d’un grelot comme celui du célèbre bonnet de OUI-OUI.

Vous me lisez bien, la camionnette Citroën type H qui était garée devant la caserne, dont j’avais estimé qu’il s’agissait d’une relique, venait de faire son apparition devant ma maison. 

Attention, vous êtes, chers lecteurs, qu'au début d’une histoire abracadabrantesque !

Je n’avais pas remarqué le Chef qui accompagnait les deux soldats du feu. Le Boss n’était pas revêtu de la tenue de sapeur-pompier, comme ses équipiers prêts à intervenir.

Pourquoi ? 

Parce qu'étant invité chez nos voisins à une soirée, le Chef s’était présenté, spontanément, au son du grelot du camion d’intervention. Le Leader de l'équipe avait bu plus que de raison mais c’était le Chef. Il prit "en main" les opérations comme il tenait son verre de pastis. Le Stratège pénétra dans la maison en furie, il ordonna à un de ses hommes de hisser "la grande échelle".

Son collaborateur l’informa rapidement qu’il n’y avait pas de feu dans le conduit de la cheminée. Le Chef vit qu'une fumée blanche sortait du haut de la hotte, tiens, cela me rappela quelque chose. La Vedette frappa avec un marteau, à plusieurs reprises, pour casser la hotte et bien sûr, un appel d'air apporta de l'oxygène dans cette partie qui était close.

Aussitôt, une flamme jaillit de la hotte. Le Supérieur Hiérarchique ordonna à ses hommes d'envoyer de l’eau dans la lance incendie qui avait été préalablement installée par ses deux pompiers compétents. Notre salon fut inondé, les plantes vertes ont été arrosées pour une période d'au moins deux ans. Quand le Maestro s’aperçut de son erreur, il demanda d'utiliser les extincteurs à poudre afin de refroidir la structure.

Ouf la poutre s’était refroidie mais nous étions presque tous noyés...

Lors du passage de l’expert de l'assurance, à notre domicile, il nous expliqua qu'une erreur de construction était à l’origine de ce feu de hotte. Pour lui, la poutre qui traversait la hotte aurait dû être ignifugée et surtout pas mise à nue. Ce technicien nous a précisé que, l'été particulièrement chaud, avait rendu la poutre aussi sèche qu’un charbon de bois. Mon premier essai de mise en chauffe avait permis à la poutre de s'auto-consumer. L'Expert nous précisa que le précédent locataire avait eu plus de chance que nous.

Il nous lança : "Vous êtes toujours vivants, c’est bien là l’essentiel !".

En résumé, cet incendie nous empêcha de nous servir de cette cheminée. Durant l’hiver, parfois, on n’avait eu presque « chaud ».

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