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Avant-propos : le Départ

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Je vais vous raconter une histoire. Vous êtes sur le point de vous embarquer pour une aventure au bout du monde. Prêt.e.s?

Avez-vous déjà connu le bout-du-monde?  Certes, rares (et courageux) sont ceux qui ont entamé un voyage aux confins de la Terre.  Surmonter les creux des vagues du Pacifique en solitaire,  combattre les pentes de l'Himalaya, se frayer un chemin à travers l'épaisse Amazonie : c'est l'affaire de quelques uns. Nous connaissons en revanche tous un centre-du-monde. Les sensations que procure ce qui nous passionne : l'écrivain qui se lance dans une histoire, l'éleveur qui  fait accoucher un de ses animaux, l'amoureux qui regarde son épouse. Nos centres-du-monde sont aussi constitués de ce qui nous a marqué à vie par une sorte d'intimité profonde : l'odeur de chez nos grands-parents, le chemin de l'école ...  Tout le monde en a, et tout le monde les aime, ces centres du monde ! Mais avez-vous connu votre bout-du-monde? Pouvez-vous imaginer un endroit, ou un moment précis, qui vous donne l'impression d'être entièrement ailleurs? L'avez-vous vécu? 

Un tremplin vers le bout-du-monde : l'aéroport

6 heures passées à attendre dans l'aéroport.  Quelques heures à lire, d'autre à écrire, d'autre encore à être curieux. Tout se passe comme si l'aéroport de Paris CDG n'était plus la France. Cependant on ne saurait dire ce que c'est. Dans les couloirs, toutes les langues, tous les styles.  Des gens à n'en plus finir qui marchent puis s'assoient, dorment ou discutent. Il y a toujours des types humains que l'on croise. Il y a toujours les familles bruyantes avec des enfants en bas-âge,  que les parents essayent par tous les moyens de calmer. Il y a toujours celui qui semble revenir des plages de Miami alors qu'il n'est pas encore parti, avec lunettes de soleil, barbe, bronzage, t-shirt de plage, tongues. Et puis il y a ceux dont on se demande ce qu'ils font là : ils  sont assis par terre ou dorment allongés sur des sièges en plein couloir, sans personne autour d'eux, et paraissent être déjà revenu de voyage, mais ne pas vouloir quitter l'aéroport. 

le logo de la société qui exploite commercialement l'aéroport capitalise sur la réputation internationale de la tour Eiffel en adoptant un logo design et schématique - minimaliste

Le logo de la société qui exploite commercialement l'aéroport s'est doté d'un logo minimaliste qui rappelle à la fois la tour Eiffel et la forme d'un avion

L'aéroport ce n'est pas que la foule, c'est aussi le vide. Mais un hall peut se remplir en quelques minutes : une fois arrivés les voyageurs les plus prévoyants, les agents des compagnies ne tardent pas, suivis de près par le gros des passagers... avant que n'arrivent, en dernier, les  éternels retardataires


Selon une enquête BVA, l'aéroport Roissy Charles-De-Gaulle serait le deuxième aéroport le plus apprécié en Europe, juste derrière celui d'Amsterdam

 

 

3 ans après en être revenu, je pars une nouvelle fois pour... la Thaïlande ! Mon bout-du-monde. Je l'attends comme on attend son anniversaire : on a hâte, mais on sait qu'il va arriver... Soyez rassurés ! Je ne vais pas vous jeter à la figure des lieux-communs. On a tous entendu quelqu'un nous raconter son voyage à Pukhet, ou à Ko-Samui. Mon programme est différent : je vais vivre simplement avec des familles thaïes. Nous allons vivre, nous balader, explorer même. Je ne ferai pas de documentaire Arte, promis ! Mais je vais vous partager ce qui mérite, selon moi, d'être partagé. 

Attente 

J'attends de revoir Bangkok ! Grosse ville de béton gris et de végétation verte. J'attends l'odeur des rues ! Les saveurs exotiques des cuisines de rues qui se mélangent avec les odeurs d'égouts ! Les milliers de km de bouchons, les centaines de temples dorés et ciselés, les grattes-ciels qui poussent comme des champigons ! J'attends aussi de sortir dans la campagne et de voir,  sous le ciel chaud, toutes les maisons maigres au milieu des rizières ! Préparez-vous à tout cela !

Il faut dormir dans l'avion, cela fera venir la Thaïlande plus vite...