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Rwanda : Comment reconstruire un pays divisé ?

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Un pays déchiré de l’intérieur, suite à des manigances extérieures. Voilà la tragique histoire du Rwanda, divisé par des politiques de ségrégation imposées par la Belgique.

 

 

En effet le Rwanda fut sous tutelle belge dans les années 1920. Ces derniers ont restreints l’accès aux métiers importants aux population Hutu et Twa, pour favoriser les Tutsi, tout cela en désignant les Tutsi comme étant une race supérieure aux deux autres ethnies. Ces divisions ont crées d’immenses tensions entre ces populations qui prirent encore plus d’ampleur dans les années 50, quand les Hutu commencèrent a dénoncer la domination de leurs rivaux. Les Tutsi commencèrent à développer des désirs d’indépendance, donc la Belgique apporta son soutien aux Hutu pour les chasser. Les Hutu étant maintenant l’ethnie dominante, les Tutsi devinrent des cibles privilégiées.

Le génocide commença le 6 avril 1994, jour où l’avion présidentiel rwandais fut abattu, entraînant la mort du président Rwandais. Cet événement servit de casus belli aux Hutu pour déclarer la guerre ouverte aux Tutsi. Cet appel à la tuerie fut notamment émit par la RTLM (Radio Télévision Libre des Milles collines), diffusée à travers tout le pays. Cette dernière appela tout les Hutu à tuer les Tutsi ainsi que les Hutu modérés, considérés traîtres à la cause.

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Le début d’une centaine de jours de massacre, exactions commises le plus souvent par les voisins des victimes. Le bilan de victimes est imprécis, mais les estimations vont de 800 000 à 2 millions de victimes. Toujours selon les estimations, 70 % de la population Tutsi aurait été massacrée durant ces 100 jours.

 

Les participants aux massacres et exactions qui y sont liées sont eux estimés entre 170 000 et 818 000 ( 61 % aurait organisés ou commis des meurtres et 39 % à des infractions sur les biens des Tutsi et Hutu modérés). Comment gérer autant de cas à juger à la fin des barbaries ? Comment éviter aux victimes revenues sur place d’avoir à croiser les coupables du meurtre de leur famille ? La solution fut les Gacaca, des tribunaux communautaires villageois, auxquels furent confiés l’autorisation légale de juger de toutes les catégories de délits liées au génocide. Toutes sauf les cas des organisateurs du génocide ainsi que les violeurs.

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Quand l’idée de réhabiliter l’ancienne coutume des Gacaca fut émise en 2001, déjà 130 000 prisonniers croupissaient depuis des années dans les prisons rwandaises en attente d’un jugement. Traiter tout les cas auraient pris 130 ans à la justice rwandaise. Les premiers Gacaca réhabilités furent au nombres de 750 en 2002, et suivant leur réussite 8000 furent installés en 2005. Un Gacaca est composé de personnes élues comme intègres, ayant également suivi une formation juridique basique, cependant tout les villageois peuvent intervenir, à charge ou décharge de l’accusé Le but premier des Gacaca, au-delà de punir, est d’obtenir la vérité pour les rescapés, ou sur le sort de leur famille. Pour cela, de grandes remises de peine sont accordés aux accusés qui témoignent et dénoncent leurs complices, pouvant aller jusqu’à la moitié de la peine encourue. 

 

Le Rwanda est un pays meurtri mais qui peu à peu se dirige vers le pardon et la réunification d’un peuple divisé. Pour finir, les Gacaca auront permis de juger 2 millions de cas, pour un taux de condamnation de 65 %.  Je vous laisse sur cette image d'un Hutu et d'un Tusti, véritable espoir pour le futur.

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