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Le vignoble Jurassien Le nouvel eldorado

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Il y a quelques années maintenant que la qualité des vins du Jura talonne, si ce n’est dépasse leur illustre voisin, les vins Bourguignons.

Ils ont en communs d’avoir deux cépages extraordinaires, j’ai nommé le Chardonnay pour les blancs et le pinot noir pour les rouges.

Depuis longtemps vous aviez, ils l’appellent comme cela dans la région « Le Bacchus du Jura » Jacques Puffeney et un autre grand vigneron, Pierre Overnoy, ces vignerons qui ont fait le renom et qui ont été les locomotives de leur région. Ils ont su inspirer une jeune génération et les accrocher à leur wagon, qui grâce à leur travail ont misés sur le devenir de leurs appellations.

Bien leur en à pris, la cote des vins du Jura explose et les talents aussi !

Qui ne rêve pas de déguster un Chardonnay de chez Fanfan Ganevat ? Elu par le Bettane et Dessauve « Meilleur Chardonnay » du monde !! Rien que ça.

Pour qui voudrait investir dans ce vignoble, il y a pléthore de bons vignerons (Voir mes coups de cœurs dans l’article Le Nez dans le verre, rubrique « C’est arrivé près de chez vous »), j’y recence quelques noms pleins d’avenir.

Seulement voilà l’ère des AOC plantés est peine plus grande que l’AOC Bourgueil, cela veut dire qu’il n’y en aura pas pour tout le monde. Gouter un Chardonnay de chez Stéphane Tissot c’est toucher le Graal, je pense à la Tour de Curon, mais pas que ! Son Mailloche est déjà merveilleux, des vins bien net, fin pur.

Boire un Poulsard « Gauthière », sans soufre ajouté, de chez Jean Etienne Pignier , c’est se régaler à coup sur. Un pinot noir de chez Ganevat, je pense à la Cuvée Julien, c’est de la générosité de l’élégance, du plaisir à l’état pur.

La tradition est bien ancrée dans cette région rurale et la gastronomie n’est pas en reste ! Et surtout un support indéniable pour boire ces vins merveilleux. Longtemps la renommée, ne c’est faite qu’a travers 2 appellations que l’on confondait d’ailleurs, « le Vin Jaune » et le Vin de paille, deux travails différents, deux philosophies et certainement deux publics.

Le premier c’est le plus dur à comprendre, c’est la fin de l’apprentissage dans les vins, c’est celui que l’on va à tord appeler un vin « oxydé », « un vin Vermouthé» , voir « passé », ça c’est pour la caricature , car il n’y a pas de plus grande garde que ce Vin Jaune, il traverse le temps et les modes et si vous avez de la chance, vous pourrez un jour en déguster un de votre date de naissance, qui sera encore un jeune homme ! Son style est affirmé, son cépage unique et autochtone « Le Savagnin », ces arômes puissants qui évoquent la noix verte, le curry, les épices douces. Le mariage s’impose avec un Comté, un Beaufort, une poularde au vin Jaune aux morilles, bien sûr ! A consommer à température de cave.

Le second est issu de plein de cépages différents blancs et rouges. Au début c’était des raisins destinés pour la table et on laissait ces grappes au grenier à sécher. Qui dit sécher, dit se concentrer en sucre ! Vous l’aurez compris aisément l’on obtiendra un vin de dessert très sucré et complexe. Le passerillage se fait dorénavant sur des clayettes de paille au grenier ou suspendu à des fils pendant 6 semaines. 3 années en tonneaux pour l’élevage seront nécessaires pour atteindre cette complexité. Arômes de fruits confits, ananas, pruneau, orange confite, caramel, coing, datte, miel et cette couleur cuivrée. Un petit coup de cœur pour le vin de Pagaille du Domaine Bornard !!! Délicieux. Appelé comme cela quand il n’a pas droit à l’AOC.

L’on ne peut pas parler de Jura sans évoquer le fameux Château Chalon, cette pépite s’étend sur 45 hectares et surplombe la vallée du haut de son éperon rocheux. Là le savagnin prend ses lettres de noblesses et s’exprime avec beaucoup de puissance et de finesse.

L’étoile aussi, qui doit son nom aux cinq collines qui entourent et forme un pentagramme autour de son village.

N’oublions pas que dans le Jura les crémants existent et que l’on maitrise la technique de prise de mousse depuis le 18 ième siècles. L’on peut donc se régaler de bulles dorés ou rosés pour ses repas festifs.Notons le crémant du Domaine Pignier à Montaigu , élevé 24 mois avant d’être commercialiser, c’est un chardonnay 100% d'une qualité exceptionnelle.

Saluons l’effort qui est fait pour respecter l’environnement et en dernier ressort le consommateur, car dans cette région les vignerons qui travaillent en bio, biodynamie représentent 15 %, soit 8% au niveau national.

 

Le Jura en quelques chiffres

  • 1900 Hectares de vignes,
  • 200 exploitations professionnelles,
  • Le 15 Mai 1936 Arbois devient la première appellation de France,
  • 40 cépages Jurassien,

Les Appellations

  • Arbois rouge et blanc du Celtes « Ar »et « Bos » qui signifie terre fertile représente 800 hectares (13 communes et 5 cépages)
  • Château Chalon 45 hectares, création unique de Vin Jaune
  • L’Etoile sur 65 hectares, Que du blanc de Savagnin et de Chardonnay
  • Cotes du Jura sur 490 Hectares réparti sur 80 kilomètres produite sur l’ensemble du Territoire Jurassien excepté sur Château Chalon, l’Etoile et Arbois
  • Crémant du Jura blanc et rosé, décret du 9 Octobre 1995
  • Le Macvin blanc ou rouge, décret du 14 Novembre 1991, c’est une mistelle qui doit vieillir 14 mois minimum en fut de chêne et titrer entre 16 et 22 degrés d’alcool
  • Le Vin de Paille, décret du 23 septembre 2011, 3 années de vieillissement en tonneaux minimum. Récolte manuelle par tries

Les hommes du vin

Le 27 Décembre 1822 naissait Louis Pasteur à Dole (Franche-Comté) au 43 de la rue des tanneurs, qui porte dorénavant son nom !

Nous lui devons des études sur les levures et la compréhension de celles-ci sur le role qu’elles apportent à la fermentation alcoolique.

Considéré comme le père de l’œnologie moderne.

Quelques citations ; « Le vin, affirmait-il, est la plus saine et la  plus hygiénique des boissons. » Mais il ajoutait : « Il y a davantage de philosophie et de sagesse dans une bouteille de  vin que dans tous les livres ». 

Merci Louis !